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 Kahei Maeda - Phoenix Dream [90%]

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Phoenix Dream


Feuille de personnage
Rang: A
Age: 29 ans
Magie: Aucune

Messages : 34
Date d'inscription : 12/03/2015
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Kahei Maeda
MessageSujet: Kahei Maeda - Phoenix Dream [90%]   Sam 21 Jan - 12:15

« Personne ne sait ce que le futur nous réserve, c'est pourquoi son potentiel est infini.»

 
« GLOBALEMENT »
♦♦ NOM : Maeda
♦♦ PRÉNOM : Kahei
♦♦ SURNOM :  Kiba (en tant que criminel mais il ne lui est pas vraiment associé) ; La Sentinelle (le nom par lequel il est connu en tant que master du marché noir, mais ne lui est pas non plus directement associé) ; Sirocco (en tant que cinquième vent de la Rose des Vents de Phoenix Dream)
♦♦ AGE : 29 ans
♦♦ SEXE : ♂
♦♦ GUILDE : Phoenix Dream
♦♦ RANG AU SEIN DE LA GUILDE : Même s'il n'est pas un mage, sa maîtrise au sabre reste sans égale et il a prouvé son efficacité en remportant un combat face à Azula, une mage pourtant redoutable. C'est pourquoi un cinquième vent a été ajouté à la Rose des Vents de Phoenix Dream, le Sirocco, afin qu'il soit reconnu malgré son statut de non-mage.
♦♦ RANG MAGIQUE SOUHAITE :  Il n'a certes pas de magie, mais si un rang devait lui être octroyé en raison de sa maîtrise du sabre, celui-ci avoisinerait le rang B et même A sans problème.
♦♦ RANG MAGIQUE : A déterminer par le Staff
♦♦ MAGIE PRINCIPALE : Aucune. Il fait partie de ces rares personnes qui n'en ont pas.
♦♦ MAGIE SECONDAIRE : Néanmoins, il possède un artefact magique doté d'un pouvoir similaire à l'Altered Memories, qui lui permet donc de brouiller la mémoire de toute personne le rencontrant à propos de son physique et de sa voix.
♦♦ ARMES : Un long sabre (plus d'un mètre) ainsi qu'un tantô (petit sabre)
♦♦ AVATAR : Mugen, Samurai Champloo


« PHYSIQUE »

Kahei n'est pas spécialement grand pour un homme, atteignant avec peine un mètre soixante-dix –  on suppose même qu'il ne mesurerait en réalité qu'un mètre soixante-neuf. Il est donc parfois considéré comme plutôt petit pour un homme, certes pas comme un nain pour autant, mais certains ne se privent pas de s'en moquer. Cependant, on ne peut pas vraiment dire que cela l'affecte : il fait partie de ces personnes qui se contrefichent éperdument de ce que pensent les autres d'eux, et il se contente donc de hausser les épaules avec indifférence lorsqu'il entend des critiques. Pourtant, et c'est peut-être pour ça qu'il paraît aussi indifférent quand il est critiqué sur sa taille, comme une sorte de protection, il déteste être pris de haut et être dénigré simplement parce qu'il ne mesure qu'un mètre soixante-dix. Lorsque cela arrive, il ne sent pas à son aise, même s'il n'a pas pour autant un complexe d'infériorité, car il ne s’aplatira pas face à celui que cherche à le dominer par la taille. Il se contentera de serrer les dents, se retenant surtout de frapper l'idiot qui agit ainsi pour le lui faire regretter. Concernant le reste de son physique, son corps est assez sec, plus que svelte : il n'a pas la peau sur les os, mais presque, on les voit saillir à certains endroits, comme à ses poignets, ses chevilles, ou encore ses genoux par exemple. Certains le trouvent donc maigre, mais cela est aussi dû à son entraînement qui l'a rendu athlétique au possible. A part les muscles, il n'y a pas la moindre graisse, d'où cette apparence particulière qui le caractérise. Par ailleurs, on n'imagine pas qu'il puisse être un combattant aguerri puisqu'il n'en a pas nécessairement la carrure – il n'est absolument pas baraqué, mais les muscles ne manquent pas – mais cela serait une erreur car il dispose tant de force de frappe que d'agilité et de vivacité. Des années d'entraînement dans un dojo lui ont permis d'acquérir toutes ces capacités et ce physique idéal pour son style de combat au sabre. De plus, avoir un corps aussi sec ne le gêne pas, car cela lui permet d'être une cible plus fine pour l'ennemi et donc  cet avantage couplé à son agilité en partie offerte par son poids léger – il n'a certes pas vérifié, mais il est sûr de ne pas dépasser les soixante kilos – le transforme lors d'un combat en une cible difficilement atteignable – il faut bien contrebalancer son absence de magie. En revanche, cela induit aussi qu'il est moins résistant aux coups de force brute à cause de cette maigre carrure, ce qui peut le désavantager énormément en cas de combat, même s'il trouvera toujours la force mentale de se relever pour continuer de provoquer son adversaire – ce qui n'est tout de même pas très intelligent de sa part. Il porte d'ailleurs son sabre dans son dos à cause de sa taille (plus d'un mètre), et celui-ci dispose d'un fourreau blanc orné de décorations dorées. Il a aussi, en bas et en travers de son dos, un tantô qu'on associe parfois à un simple fourreau et donc dont on néglige la présence – cruelle erreur lors d'un combat.

Pour en revenir à Kahei, il est également un homme approchant la trentaine : il est plutôt difficile d'estimer avec précision qu'il a vingt-neuf ans, ce qui en soit n'est pas très éloigné de trente ans, et donc importe peu. De toute façon, il n'accorde que peu d'intérêt à son âge, ou à l'âge de n'importe qui d'autre, même s'il admet que cette donnée permet d'être plus ou moins garante d'expérience chez les gens, ce qui peut être un atout dans certaines situations. Ses prunelles noisette en tout cas expriment cette expérience chez lui, car il possède de l'assurance qui est pleinement visible. Il sait ce qu'il fait, il a confiance en lui, et cela se ressent tant dans ses yeux que dans cette aura qu'il dégage parfois. Il n'est pas du genre à dissimuler ses émotions en arborant un masque de froideur, mais il est capable de rester impassible si la situation l'exige. En revanche, il est tout de même difficile de savoir à quoi il pense simplement en observant son visage, étant donné qu'il mène un double-jeu dans sa vie, et qu'il ne tient pas à ce qu'on le découvre. Quant à ses cheveux, ceux-ci sont davantage une masse touffue de mèches noires sur son crâne sans forme déterminée mais non frisée. Si les hommes portent habituellement leurs cheveux courts, ce n'est absolument pas son cas. Ils sont d'ailleurs généralement toujours en bataille, et il les coiffe à peine en passant sa main dedans pour arranger rapidement le tout.

Niveau vestimentaire, Kahei ressemble vraiment à un vagabond des chemins, et on peut franchement se demander s'il appartient à une guilde. Avec son short noir descendant jusqu'à ses genoux, dévoilant ses jambes sèches, ses getas en bois et au-dessous métallisé pour des raisons de techniques de combat, puis son haut de coton blanc surmonté par une sorte de veste ample et rouge, son apparence débraillée est assez marquante et peu crédible. Cela a ses avantages – on le sous-estime, ce qui est très utile lors de combats – mais aussi des désavantages – il n'est souvent pas pris au sérieux, ce qui l'énerve assez souvent. Il porte aussi, dissimulé par son haut, un pendentif en forme de goutte, et contenant de l'eau d'une oasis du Nord, hors de Fiore. Il représente pour lui le seul indice qu'il a de retrouver la jeune femme qu'il le lui a donné.

Pour terminer, son tatouage de la guilde Phoenix Dream se situe sur sa hanche gauche et est de couleur bleue, cette même couleur que ces autres tatouages visibles directement : des sortes de cercles épais sur chaque poignet et chaque cheville, donc personne ne connaît la signification. Quelques cicatrices ornent aussi ses bras, ses cuisses ou encore ses flancs, vestige de combats au sabre où il a subi quelques blessures.


« CARACTÈRE »

Grâce à toutes ses manœuvres pour préserver son anonymat dans le monde criminel, Kahei s'est retrouvé à être en même temps trois personnes différentes et que personne n'a encore reliées entre elles. Cela implique nécessairement des personnalités relativement variées, dans une certaine mesure, car plusieurs traits se retrouvent d'une identité à une autre.

Pour information, voici les trois identités qu'il arbore : la Sentinelle, maître du marché noir ; Kiba, un leader d'un réseau criminel œuvrant dans la contrebande ; et Sirocco (aussi nommé Kahei, car il s'agit de son identité officielle), le cinquième vent de l'élite de Phoenix Dream. Bien entendu, cela implique que personne ne sait vraiment qui est réellement Kahei (si on omet une personne en particulier).

Commençons par la globalité, c'est-à-dire les traits de caractère présents dans chacune de ses identités, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ils sont assez nombreux lorsque l’on observe bien. Tout d'abord, Kahei est une personne dotée d'une forte assurance, et cela se perçoit dans cette aura qu'il dégage parfois. Il a confiance en lui, en ce qu'il fait, en son instinct et ses réflexes : à force de s'entraîner, il en est parvenu à connaître ses forces et ses faiblesses, si bien qu'il n'a pas besoin d'hésiter. Il agit selon ce qu'il lui paraît le mieux, notamment en combat, et il n'est pas du genre à regretter ses choix, ou à se demander si c'était réellement le mieux, s'il n'y avait pas une meilleure solution. Il associe souvent la vie quotidienne à un affrontement au sabre : si une décision est foireuse, alors il le saura bien assez tôt en subissant l'attaque de son adversaire ; et s'il hésite trop, il créera une ouverture dans sa garde et subira encore un assaut. Il ne se prend pas trop la tête là-dessus, ne se posant pas de questions sur ses actes après coup : ce qui est fait est fait, point, il est inutile de revenir dessus. Certains diraient aussi qu'il accorde une confiance aveugle à son instinct et à ses réflexes, ce qui est sans doute vrai. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il ait trop de confiance en lui car il connaît ses limites et, par conséquent, il connaît plus ou moins ses chances de réussite, et ses chances d'échec.

Kahei s'entraîne régulièrement, chaque jour s'il le peut, car c'est à ses yeux le seul moyen de « ne pas rouiller » comme il dit. Pour lui, sans des entraînements constants, personne ne peut parvenir à conserver son niveau, que ce soit en maniement du sabre dans son cas, ou dans n'importe quelle autre discipline, et encore moins s'améliorer. Il n'est donc pas rare de le voir s'absenter quelques heures pour s'exercer, et ses entraînements sont très divers : il peut tant réviser les bases de la maîtrise du sabre qu'améliorer sa force physique brute. Il travaille également son agilité, sa vitesse, ses réflexes, etc... Par exemple, certains membres de Phoenix Dream ont pu être surpris de la voir courir sur les toits, un excellent moyen de renforcer l'endurance, la vitesse, l'agilité et la vivacité.

Il est donc d'une évidence claire qu'il est une personne active et dynamique, mais ce n'est pour autant qu'il lui est essentiel de bouger. Parfois aime-t-il bien s'allonger dans un hamac ou sur un toit et profiter du soleil, sans rien faire d'autre. Il est néanmoins vrai qu'il a tendance à détester ces moments d'attente à ne rien faire qu'il n'a pas choisis : il dévoile parfois une certaine impatience. Peut-être est-ce à cause de cette dernière qui apparaît parfois qu'il est très réactif et très vif, à moins que cela soit dû à ses entraînements, notamment ceux de son maître d'armes. Celui-ci le comparait d'ailleurs à « une feuille dans le vent » car son élève dispose d'une très forte capacité d'adaptation, plutôt surprenante pour toute personne ne s'y attendant pas, voire déstabilisante, si bien que le prendre par surprise est une tâche ardue pour ne pas dire impossible, d'autant plus qu'il a d'excellents réflexes. Qu'importe la situation dans laquelle il se retrouve, même s'il n'en a pas le contrôle, il saura l'analyser posément et réagir prestement pour ne laisser aucun avantage à son ennemi. Ceci constitue l'une de ses principales forces qui compense largement son absence de magie et qui lui permet de rivaliser avec les meilleurs mages (c'est notamment grâce à cette capacité d'adaptation, associée à ses réflexes, qu'il a été en mesure de vaincre en duel Azula Saitô, mage d'élite de Phoenix Dream).

Grâce à cette capacité d'adaptation ô combien utile, il n'hésite pas à prendre des risques, que ce soit en affaires ou en combat, même s'il s'agit le plus souvent de risques calculés et non inconsidérés. C’est une chose rare que de le voir foncer tête baissée, même si la rapidité est de mise, car cela serait négliger des conséquences parfois fatales. A la vue de ses positions respectives, c’est quelque chose qu’il ne peut pas se permettre car perdre son anonymat ou encore sa place à la tête du marché noir est quelque chose qu’il souhaite avant tout éviter. Il fait donc de prudence afin de les préserver, ce qui implique de réfréner ses pulsions. Il est aussi plus efficace de réfléchir posément et de tirer profit de ses capacités plutôt que de devoir improviser dans le feu de l’action.

Malgré ce que certaines personnes peuvent en penser, Kahei aime la simplicité et il ne cherche pas à se prendre la tête. Il sait apprécier chaque chose à sa juste valeur, et il n’est pas rare de l’apercevoir contempler un coucher ou un lever de soleil, ou encore se plaire à ressentir le vent sur sa peau. Cela peut d’ailleurs déconcerter, mais ce côté de son caractère est sans doute dû à son enfance passée dans le dojo où il se satisfaisait de peu. En revanche, ce n’est pas le cas en ce qui concerne la nourriture : beaucoup l’ont déjà vu grignoter dans la journée ou au beau milieu de la nuit, ou l’ont entendu dire qu’il avait encore faim alors qu’il avait mangé à peine une heure plus tôt. Il semble être un puits sans fond prêt à avaler tous les aliments qui passent sous son nez. Quand on cherche à lui offrir quelque chose, le plus simple et le plus facile est de lui offrir un bon repas.

Ensuite, il est impossible de nier ou de dissimuler son côté bordélique, et son bordel n’est en rien un « bordel organisé » comme c’est parfois le cas c’est certains dans des cas similaires. Que ce soit sa chambre, ou encore ses documents concernant ses affaires criminelles qui sont stockées à sa planque, rien n’est rangé, et il ignore toujours où se trouve ce qu’il cherche. L’envie de mettre un peu d’ordre ne l’a cependant encore jamais atteint et il laisse ses affaires telles quelles. Mais secrètement, ce bazar absolu résulte aussi d’une idée dont il est partisan : « Si tu veux cacher quelque chose, mets-le en évidence ». Il souhaite bon courage à celui ou celle qui voudra trouver quelque chose dans ses affaires, d’autant plus qu’il s’arrange toujours pour détruire tous les documents potentiellement dangereux.

Autre point dont il est inutile de nier l’existence, c’est son côté grande gueule. Il a tendance à dire ce qu’il pense sans ressentir la moindre gêne, même s’il est face à de gros bonnets du marché noir ou à ses supérieurs de Phoenix Dream. Comme il est assez critique et qu’il n’accepte jamais directement les choses telles qu’elles lui sont présentées, il se permet souvent de donner son avis, ce qui lui octroie parfois un aspect assez irrespectueux et culotté. Pourtant, cet irrespect n’est jamais insultant car il se contente simplement d’abolir les rangs hiérarchiques pour parler d’égal à égal. Il ne se moque pas d’autrui (ou alors il s’agit seulement d’un léger sarcasme pour montrer l’ironie d’une proposition) et s’il insulte, c’est qu’il le pense réellement. Il ne fait pas partie de ceux qui insultent pour le plaisir, car il se retrouve souvent dans cette situation où il doit subir des railleries infondées parce qu’il n'est qu’un non-mage ; et comme il se permet très souvent de donner une bonne correction à ces personnes, cela serait se foutre de la gueule du monde qu’il fasse de même par derrière. En revanche, il peut en effet être un peu trop familier, voire vulgaire ou grossier : il est tout à fait capable – pour l’avoir déjà fait – de dire à l’un de ses supérieurs de sa guilde ou à un gros bonnet du marché noir « pète un coup et ça ira mieux après », ce qui peut en déranger plus d’un. A cela s’ajoute aussi un côté provocateur, qui inconsciemment lui permet de s’affirmer et de prouver son égalité face aux mages. Il ne provoque pas cependant n’importe qui sur n’importe quoi : s’il provoque, c’est simplement en critique de soi-disantes techniques de sabre ou de propositions de plans bancals et ô combien foireux.

Comme il a une certaine volonté de faire ses preuves – il en a assez d’être considéré comme un moins que rien –, il fait preuve d’ambitions et c’est pour cela qu’il a pris la tête du marché noir – ou qu’il a eu cette folle idée – et qu’il ne compte pas laisser sa place à qui que ce soit. De plus, il est aussi de nature persévérante : il n’est pas du genre à lâcher prise, même s’il est tout à fait possible de le voir « faire une pause » avant de s’y remettre. Il va jusqu’au bout de ses objectifs, sans que personne ne puisse l’en détourner. Cependant, il est très bien capable d’attendre le moment opportun pour réaliser ses plans, même si son impatience lui joue parfois des tours.

Un petit paradoxe si on peut dire se dresse également dans sa personnalité, notamment dû à ses trois identités. Dans le cadre des affaires, Kahei se révèle plutôt calculateur et prévoyant, sans quoi il n’aurait jamais pu atteindre la tête du marché noir, ni d’ailleurs conserver cette position. Pourtant, dans sa vie quotidienne, il préfère nettement se laisser aller à la spontanéité, laissant parler son instinct et ses réflexes. Après tout, il n’aime pas se prendre la tête et cela est parfois beaucoup plus simple, voire plus efficace dans certaines situations.

Avoir trois identités distinctes qu’il s’efforce de préserver a forgé chez lui une personnalité assez indépendante et solitaire. Personne ne connaît le véritable Kahei, celui qui ne se cache pas derrière la Sentinelle, Kiba, ou le Sirocco, si ce n’est Shin, par la force des choses. Notre non-mage sait se débrouiller par lui-même et préfère n’avoir besoin de personne pour accomplir ses objectifs. Il n’aime pas vraiment se sentir dépendant de quelqu’un car à ses yeux, c’est comme avoir les mains liées. Cela s’explique aussi par son manque flagrant de confiance. Il est extrêmement méfiant, même si ce n’est pas toujours visible – les mages de Phoenix Dream ne soupçonnent pas vraiment cette méfiance. Il est quasiment impossible d’obtenir sa confiance car il estime que n’importe qui peut un jour retourner sa veste – exception faite de Shin puisque si ce dernier le trahit, il est un homme mort à bien des égards. Cette méfiance dont il fait preuve contribue aussi pour beaucoup à cette impression de distance qu’il dégage.

Il ne cache pas être un opportuniste, c’est quelque chose qu’il assume pleinement. Si une occasion intéressante se présente à lui, il n’hésitera pas à la saisir. Après tout, c’est comme cela qu’il a réussi à prendre la tête du marché noir. Cependant, il ne saisira pas les opportunités qui concernent les secrets d’autrui.  Ayant lui-même des secrets qu’il tient à conserver pour sa seule personne, il respecte les secrets des autres et ne cherchera pas à les découvrir, même si cela pourrait lui faciliter une affaire ou une mission. Il n’a jamais eu ce style de curiosité qu’éprouvent certaines personnes, et cela continue de ne pas l’intéresser. Si quelqu’un veut se confier, qu’il le fasse ; que ses secrets restent en paix autrement.

Son parcours l’a mené à être plutôt autoritaire afin de conserver sa position, sans quoi il se ferait marcher sur les pieds, et aussi afin de s’affirmer parmi les mages malgré son absence de magie. Il est à la tête du marché noir et ses ordres prédominent, il est donc inutile de les contester. En tant que Sirocco, il fait partie de l’élite de la guilde donc là encore il peut imposer ses choix. De plus, il sait se montrer persuasif lorsque la situation l’exige pour obtenir ce qu’il veut, et il lui arrive parfois d’imposer ses demandes ou ses conditions. Aussi, ce côté autoritaire résulte ou provoque, selon les avis, un aspect de meneur : il est souvent à la tête d’une équipe et il prend le plus souvent les décisions.

Peut-être que le milieu criminel l’a influencé, mais il est assez rancunier, voire revanchard. Il pardonne difficilement car ce qui a été pardonné une fois peut très bien se reproduire. Il a d’ailleurs la tendance de rendre chaque crasse qui lui a été faite, voir en double selon certains cas, et il ne manque pas de possibilités grâce à ses nombreux contacts du marché noir. Lui chercher des noises est déconseillé.

UC




« HISTOIRE »

Le soleil déclinait doucement à l'horizon, et ses couleurs chatoyantes irisaient le ciel. Les nuages naturellement blancs qui parsemaient la voûte céleste arboraient un doux orangé qui offrait une certaine sérénité à l'atmosphère. L'été touchait à sa fin, bientôt chassé par l'automne qui approchait, mais les températures restaient clémentes et le froid semblait bien loin. Le village grouillait encore d'activité alors que l'heure du repas était déjà passée depuis longtemps. Des enfants profitaient encore des dernières lueurs du jour pour jouer dans les rues, tandis que les parents se réunissaient autour d'un verre au seul café du village. Pourtant, et comme tout le monde se connaissait dans ce hameau, nul n'ignorait qu'une famille manquait à l'appel, mais personne ne s'en inquiétait. La rumeur était allé grand train depuis ce matin, et il était dit que la naissance était prévue en cette belle soirée d'été. A la table des adultes, les spéculations fusaient, chacun essayant de deviner le prénom de ce nouvel enfant du couple des Maeda, tandis que les enfants espéraient qu'ils pourraient bientôt jouer avec lui.

A l'écart donc de la grande place, dans une maison de pierre en bordure du village, la fameuse naissance avait eu lieu, dans la stricte intimité familiale, comme l'avaient voulu les parents qui ne souhaitaient pas que tous accourent pour voir leur nouvel enfant. Ils voulaient savourer entre eux cet instant, avec leur fille aînée, Haruka. La mère tenait amoureusement son jeune fils, l'observant dormir paisible, tandis que le père les regardait tout deux, et pensait aux même temps aux paris qu'il avait remportés. Beaucoup d'habitants du village avaient parié que leur couple aurait une deuxième fille, et lui avait parié l'inverse, espérant un garçon. Haruka, elle, se tenait au bord de lit et fixait son petit frère de ses yeux bleus, profondément intriguée : de nombreuses questions fourmillaient dans son esprit, certaines apparaissant et puis étant aussitôt remplacées par d'autres.

Les parents avaient décidé de nommer leur fils Kahei, sans aucune autre raison qu'une affection particulière pour ce prénom. Ils ne s'étaient pas non plus embarrassés d'un deuxième prénom, restant dans la simplicité qui les caractérisait. Et secrètement, tous deux espéraient que leur enfant ferait honneur à leur famille, ainsi qu'à la mission qui leur incombait.

Le jeune Kahei fut, quelques jours plus tard, présenté à l'ensemble du village qui ne regroupait techniquement que trois familles, en comprenant les Maeda eux-mêmes – tout au plus étaient-ils cinquante habitants, en comptant chiens et chats. C'était une sorte de tradition, car tous se connaissaient depuis si longtemps, et chacun avait déjà vu les naissances des autres, même si certains avaient préféré déménager. Le père Maeda regrettait le départ des Saitô, même si Zay revenait de temps en temps mais Pakku se faisait toujours désirer. Il aurait préféré que ce soit les Kirianov qui soient aux abonnés absents – leurs deux familles avaient toujours eu une certaine rivalité.

Quoiqu'il en soit, cela suffit à faire tomber l'argent des paris, chacun récupérant ses gains, et aussi à relancer les rumeurs et suppositions. Comme il ne se passait jamais grand-chose dans ce village, il fallait bien s'occuper, alors on imaginait comment les nouveaux-nés seraient plus grands, quelle magie apprendraient-ils, quels seraient leurs grands de caractère… et donc Kahei n'échappait  pas à cette règle tacite. Certains supposaient qu'il ressemblerait davantage à sa mère, mais qu'il apprendrait la même magie de son père, soit la maîtrise des illusions. D'autres au contraire affirmaient qu'il serait un télékinésiste redoutable. Et puis il y avait Refia, une Kirianov qui adorait provoquer le père Maeda, et qui soulevait l'hypothèse ironique que ce nouveau fils n'ait aucune magie de l'esprit, mais une magie plutôt de combat, comme un kansô. Cette simple idée révulsait presque les parents de Kahei, qui s'y opposaient vertement.

Dans ce village, chacune des trois familles qui l'occupaient avait une sorte de « spécialité », de caractéristique propre. Les Saitô, bien qu'ils soient partis depuis quelques temps, possédaient souvent des magies, certes de combat, mais plutôt esthétiques, qui n'étaient en aucun cas de la force brute. Les Kirianov, eux, s'orientaient toujours vers des magies de combat, et plus particulièrement d'équipement, comme les divers types de kansô. Quant aux Maeda, ils étaient plutôt spécialisés dans les magies de l'esprit, sous ses diverses formes, et ils en étaient très fiers. Alors entendre Refia supposait que leur fils vienne déroger à cette tradition les irritait fortement. Leurs deux enfants suivraient leur voie.

Les Maeda observaient le jeune Kahei grandir de mois en mois, puis d'année en année, tout comme le reste du village. Après tout, il constituait la principale nouveauté du hameau. Les autres enfants attendaient également avec impatience qu'il puisse venir jouer avec eux mais ses parents souhaitaient surtout débuter son éducation le plus tôt possible. Kahei était un enfant calme, peu agité, mais qui n'était pas aussi curieux que sa sœur pouvait l'être et qui ne cessait de poser des questions sur tout et n'importe quoi. Lui préférait observer silencieusement la nature et la forêt qui entourait le village. Il regardait aussi les entraînements quotidiens des Kirianov qui l'épataient. Il aurait bien aimé les rejoindre, mais ses parents, en particulier son père, ne l'auraient jamais permis.

A partir de sa cinquième année, son éducation débuta, ce qui ne tarda pas à l'ennuyer et il ignorait comment Haruka faisait pour le supporter. Les cours n'avaient rien d'intéressant à son goût, il aurait préféré étudier la nature plutôt que l'histoire par exemple. Par rapport à sa sœur, il n'avait strictement rien de l'enfant modèle que ses parents espéraient et il ne montrait aucune aptitude particulière, ce qui était assez exaspérant aux yeux de son père. Ses géniteurs ne tardèrent pas non plus à commencer de lui parler d'une « mission » dont ils étaient investis, eux comme les deux autres familles du village, et qu'il se devait de la poursuivre quoiqu'il arrive. Il n'y comprenait pas grand-chose, mais il ne tenait pas à suivre cette mission qu'importe ce qu'elle était.

Parallèlement eurent aussi lieu ses premiers cours de magie, qui cherchaient à lui présenter les différentes magies de l'esprit pour trouver celle qui lui conviendrait le mieux ou qui lui plairait le mieux, mais là se posa très rapidement un véritable problème. Malgré plusieurs mois à être en contact avec différentes formes de magie, alors que sa sœur commençait déjà à être capable de lancer quelques sorts simples, lui était toujours incapable de ressentir la moindre affinité avec la plus quelconque magique. Ses parents persistèrent, pensant qu'il était juste un peu plus long que la normale, mais rien n'y faisait. Ses six ans passés, les Maeda lui présentèrent alors avec dépit des magies différentes, y compris celles des Kirianov, mais ce fut un échec total. Rien n'y faisait, et il finit par apparaître qu'il était tout simplement incompatible avec la magie.

Ce fut un choc pour ses parents, qui avaient fondé beaucoup d'espoir en leur fils. Qu'importe  leurs efforts, Kahei était incapable d'émettre la moindre particule magique, ce qui décevait énormément les Maeda et surprenait aussi sa sœur. Ses parents le « délaissèrent » alors pour se concentrer sur Haruka, qui elle répondait à leurs attentes. Grâce à cela, il put se rapprocher des Kirianov avec lesquels il avait sympathisé, en particulier avec Refia qui se montrait très amicale avec lui. Il discutait souvent avec elle, de tout et de rien, et elle lui parlait parfois des différentes  méthodes de combat qui pouvaient exister. Cependant, à chaque fois qu'elle essayait d'enseigner quelques techniques à Kahei, le père Maeda intervenait pour les arrêter, prétextant avoir besoin de son fils. Ce dernier trouvait inadmissible qu'un membre de sa famille, spécialiste des magies de l'esprit, s'abandonne à des choses aussi barbares que le combat.

Cette situation agaçait Kahei, il se sentait incapable de faire ce qui lui plaisait. Il ne comprenait pas non plus cette stupide interdiction qui l'empêchait d'apprendre à se battre. Puisqu'il était incapable d'apprendre une magie, il fallait bien qu'il se rabatte sur quelque chose, mais son père s'y opposait fermement et continuait de le mettre sans cesse en contact avec la magie pour le stimuler, quitte à le mettre en danger. Il avait failli tomber dans la rivière à cause de son père qui essayait de « réveiller » la magie qui devait sommeiller quelque part dans son corps.


Quelques années passèrent, sans grande évolution : il peinait toujours autant à voir Refia, ou son frère Aleksei, et les veines tentatives de son père l'exaspéraient. Quant à sa mère, celle-ci s'était totalement désintéressée de lui pour se concentrer sur sa sœur Haruka mais cela ne le dérangeait pas tant que ça. Au moins ainsi évitait-il tous ces discours sur leur soi-disante « mission » qui leur incombait. La relation avec sa sœur était plutôt neutre, mais il n'y avait rien de transcendant entre eux, ils ne s'appréciaient pas vraiment, étant assez opposés de caractère.

Rien ne le rattachait donc réellement au village, si ce n'est les Kirianov mais il n'appartenait pas à leur famille, et son père l'empêchait un peu plus chaque fois de les voir. Malgré ses seulement neuf ans, sa décision était prise : il voulait partir. Il n'avait aucune envie de rester, à attendre les énièmes tentatives de son père pour éveiller une magie qu'il ne possédait pas. Alors, débrouillard comme il était, il avait établi un plan pour fuguer tranquillement, même s'il n'avait pas encore de réelle idée sur sa destination. Il improviserait le moment venu.

Le soir de sa fugue vint. Il n'avait parlé de son projet à personne, et il comptait disparaître sans que personne ne soit au courant. Il avait volé un peu d'argent à ses parents pour couvrir les éventuelles dépenses et il était fin prêt. Cependant, quelque chose advint qu'il n'avait absolument pas prévu : alors qu'il était à la lisière de la forêt, à deux doigts de goutter à une nouvelle liberté, quelqu'un lui attrapa l'épaule et il sursauta. Lorsqu'il se retourna, il aperçut Refia qui lui souriait. Elle lui fit alors signe de la suivre, et une fois éloignés du village de manière à ce que personne ne les entende, elle lui expliqua amusée qu'elle avait compris ce qu'il préparait : il n'y avait pas besoin d'être télépathe, il suffisait de l'observer. Kahei s'inquiéta alors, pensant que son plan était compromis, mais elle le rassura car elle comptait l'aider.

Elle le conduisit au village voisin, où elle lui fit signe de monter dans une charrette avec elle. Il obtempéra, intrigué, et elle lui expliqua ensuite qu'elle l'emmenait dans un dojo dont le propriétaire était l'un de ses amis – mais qui n'avait aucun lien avec leurs familles. De cette façon, il pourrait enfin apprendre des méthodes de combat sans que son père ne vienne l'interrompre. Ses yeux s'illuminèrent, et il la remercia vivement. Il était aussi impatient de vivre dans un endroit où on ne lui demanderait plus de maîtriser une quelconque magie.

Ils voyagèrent toute la nuit, et ils arrivèrent au dojo dans l'après-midi. Refia fit rapidement les présentations : le maître du dojo se nommait Kenta et il était ravi d'accueillir un élève et de lui enseigner la maîtrise du sabre. Kahei était aux anges, et il ne cessait de remercier la Kirianov qui lui avait fait un merveilleux cadeau. Celle-ci ne tarda d'ailleurs pas à partir, devant rentrer au village et empêcher le père Maeda de le retrouver quoiqu'il arrive, laissant ainsi le jeune garçon aux mains de Kenta-sensei. Sa nouvelle vie pouvait ainsi débuter.

La vie au dojo était sans prise de tête par rapport à ce qu'il avait pu connaître au village, et surtout Kenta se moquait éperdument de la magie, n'en ayant pas non plus. Les journées étaient donc occupées par divers entraînements physiques afin qu'il puisse être plus endurant et plus agile. De plus, sans un minimum d'entraînement, il ne serait pas en mesure d'apprendre à manier correctement le sabre – car c'était l'arme de prédilection de son sensei. Il participait aussi aux activités quotidiennes, mais cela ne le dérangeait pas, car c'était un moment où il discutait tranquillement avec son maître d'armes.

Il se sentait à son aise au sein de ce dojo. Ici, nul ne lui reprochait de ne pas être un mage, comme le faisait souvent son père, et il pouvait étudier ce qu'il lui plaisait. Kenta lui donnait toujours sa chance, et était patient avec lui, ne cherchant pas à le brusquer, préférant le laisser évoluer à son rythme. C'était pour Kahei une toute nouvelle expérience qu'il appréciait beaucoup, et pour rien au monde il aurait voulu retourner dans son village natal.

Il n'entendit d'ailleurs plus parler de sa famille pendant plusieurs années, et cela valait également pour les Kirianov ou les Saitô. Il ignorait ce que tous devenaient, mais cela ne le dérangeait pas vraiment. Il aurait bien voulu revoir Refia, oui, mais si c'était le prix à payer pour vivre dans ce dojo, alors il l'acceptait sans hésitation.

En vérité, la fugue de Kahei avait suscité un véritable scandale au sein des Maeda et ses parents le renièrent, réfutant tout lien qu'ils auraient pu avoir avec lui si on venait leur demander. Sa sœur était néanmoins attristée de cette situation, mais c'était des sentiments qu'elle conservait pour elle seule, car elle savait que son père ne le tolérerait pas. Refia avait refusé malgré les menaces de révéler où elle avait conduit le jeune Kahei, ce qui avait provoqué une réelle scission parmi le village. Certains pariaient le début de la « guerre » entre les Maeda et les Kirianov.

Sa famille ne lui manquait aucunement, et Kenta jouait parfaitement ce rôle pour lui. Au dojo, il ne manquait de rien, et chaque jour était une nouvelle source d'émerveillement. Après avoir obtenu une bonne condition physique, il avait commencé à apprendre le maniement du sabre. Tous les jours il répétait les mouvements simples qu'il avait appris, ainsi que les bases qu'il était essentiel de connaître sur le bout des doigts. Son maître d'armes était fier de lui, car il progressait vite : il comprenait rapidement ce qu'il fallait faire, et également comment utiliser tous ces mouvements lors d'affrontements. Sans la moindre hésitation, il affirmait que Kahei était l'un des meilleurs élèves qu'il avait eus, si ce n'est le meilleur de tous.

Cette impression se confirma avec les années, et il voyait en lui son futur successeur. Peut-être était-ce dû à ses origines, c'est-à-dire la prédisposition des Maeda aux magies de l'esprit, mais Kahei développait de nouvelles techniques de combat, principalement basées sur l'instinct et les réflexes. Lors d'affrontements, il était comme une feuille dans le vent, s'adaptant presque immédiatement aux mouvements de son adversaire et réagissant aussitôt. Son style de combat était assez déroutant car il se détournait des méthodes classiques qui étaient enseignées. L'adolescent avait su exploiter les bases du maniement du sabre pour créer sa propre technique, que nul pourrait utiliser à part lui.

Bientôt, et Kenta en était plus que certain, son élève le surpasserait. Outre cette inventivité dont il faisait preuve, qui renouvelait l'art du sabre d'une certaine manière, Kahei faisait également preuve d'analyses et de mises en place de différentes stratégies afin de gagner un combat. Il serait idiot de croire qu'il se contente uniquement de ses réflexes au cours d'un affrontement, car il essaie aussi de prévoir les mouvements de son adversaire pour mieux le vaincre. Néanmoins, il faut bien avouer que son instinct prend souvent le dessus.

C'est vers ses dix-sept ans que Kahei parvint enfin à surpasser son maître d'armes. Le duel avait été tenace, serré, et l'issue ne s'était décidée que de justesse : Kenta avait manqué de vigilance, et réagissait moins vite que son élève. Ce dernier n'avait certes pas une force de frappe monstrueuse, mais il était doté d'agilité, de vivacité et de rapidité, trois atouts qui compensaient largement ce que certains qualifieraient de défaut, de faiblesse.

Cependant, malgré cette victoire, Kahei refusa de prendre la succession du dojo. Il laissait cette tâche à son sensei, car il ne souhaitait pas se retrouver attaché ainsi à un lieu précis, sans réelle possibilité d'évolution. De plus, enseigner l'art du sabre ne l'intéressait pas, et il comptait bien conserver les techniques qu'il s'était créées pour lui-même.

La même année, alors qu'il réfléchissait encore à ce qu'il allait faire – rester au dojo ne lui était plus trop utile maintenant que son maître d'armes lui avait enseigné tout ce qu'il pouvait –, une visite inattendue se produisit. Sortie de nulle part se tenait une jeune femme, à peu près du même âge que lui et qu'il avait reconnu sans peine, accompagnée d'un homme plus âgé qui lui disait vaguement quelque chose. Haruka. Avec toutes ces années qui s'étaient écoulées, il n'avait jamais pensé à l’éventualité que sa famille puisse réapparaître un jour. Sa sœur était pourtant bien là, devant lui, et l'homme avec elle était Zay Saitô, qu'il n'avait jamais trop connu. Bien que réticent, il accepta de la recevoir mais il craignait ce qu'elle était venue lui dire. Et en effet, il ne s'était trompé. Apprendre la mort de leurs parents, tués au cours d'une attaque sur le village, ne l'affecta sans plus, il réagit autrement plus lorsque sa sœur lui demanda d'abandonner le dojo et de revenir avec eux en tant que Maeda. Elle ne s'arrêta pas là, et étaya son propos pour justifier cette demande, en lui expliquant la particularité de leur village natal, ainsi que de leur famille. Elle lui expliqua également cette « mission » dont leur parlait leur père.

Leur famille, tout comme celle des Kirianov ou des Saitô, faisait partie d'un groupe nommé « les Gardiens », un groupe chargé de protéger la localisation des antiques reliques de Zeleph le mage noir. A chaque famille était attribuée une relique particulière. Et si leur village avait subi une attaque récente, c'était justement dû à cette mission dont ils étaient investis : des mages clandestins avaient appris d'une quelconque manière leur secret et avaient voulu les capturer pour les faire parler, ce qui s'était conclu par des pertes des deux côtés, et aucune réussite. Haruka lui transmit également la localisation de leur relique, maintenant qu'ils représentaient à eux deux l'ensemble des Maeda, et c'est donc pour cela qu'elle lui demandait de revenir parmi eux, pour accomplir cette « mission » qui constituait leur devoir.

Même si Kahei l'avait écouté en silence, il jugeait que cela ne le concernait pas : cela faisait plusieurs années qu'il avait quitté leur famille, et il ne comptait pas y revenir maintenant, en aucun cas, et rien ne changerait sa décision. Sa sœur aurait beau s'insurger de son choix, il demeurerait inflexible. Il refusa donc, calmement, sa demande et comme il s'y était attendu, elle s'y opposa vertement. Il était clair qu'elle ne voulait pas lui laisser le choix, et la présence de Zay Saitô n'était pas anodine : il l'avait accompagnée afin de le forcer à les suivre. Cette pensée le fit sourire intérieurement, tandis qu'il n'écoutait plus que d'une oreille discrète Haruka qui lui exposait clairement qu'il allait devoir les suivre.

Il l'interrompit sans ménagement, ce qui la surprit, et il lui proposa un marché : un duel déterminerait s'il la rejoignait ou non, et son adversaire serait donc Zay Saitô. Sa sœur l'observa, dubitative face à une telle proposition, tandis que son partenaire demanda à Kahei s'il plaisantait. Visiblement, il considérait qu'un combat entre un mage et un non-mage serait injuste. L'adolescent se leva et lui fit mine de le suivre s'il relevait son défi.

Les deux combattants s'installèrent un peu loin dans le jardin du dojo, et tous deux se mirent en garde. Kahei percevait le surplus d'assurance chez son adversaire qui le sous-estimait clairement, ce qui le faisait doucement sourire. La chute n'en serait que plus raide. Et en effet, le combat qui s'ensuivit fut très rapide. Même si Zay utilisa sa magie, un Take Over Satan Soul, avoir oublié de considérer la défaite lui fut fatal car il ne fut pas en mesure de contrer correctement Kahei qui fit preuve de vitesse et de technique. Le Saitô ne l'avait pas pensé un seul instant capable de gagner, et cela aurait provoqué sa mort dans un véritable combat car rapidement, il se retrouva le sabre sous la gorge. Il était autant ahuri qu'Haruka, tandis que le bretteur savourait sa victoire, et surtout la conséquence qu'elle induisait.

Il en était ainsi décidé, au grand dépit de sa sœur : étant sorti victorieux du duel, il ferait ce qu'il lui plairait et de ce fait, il refusait d'être affilié aux Gardiens ainsi qu'aux Maeda, même s'il acceptait de conserver leur secret quoiqu'il advienne. Haruka ne tarda pas à quitter le dojo, comprenant que cela ne servait à rien de rester là.

Kahei resta encore quelques mois au dojo après cet évènement, réfléchissant aux possibilités d'avenir qui s'offraient à lui, et il ne le quitta que l'année de ses dix-huit ans. Trop réfléchir l'énervait, et il finirait bien par aviser le moment venu. Il pensait néanmoins qu'il pourrait se faire une place dans le monde des mercenaires grâce à ses compétences au sabre, mais après avoir visité plusieurs auberges, il se rendit compte qu'il avait fait une erreur de calcul. Il aurait pu en effet se faire une place, à condition bien entendu qu'il ait une magie. A force de rester au dojo, il avait fini par oublier ce petit détail auquel son maître d'armes n'accordait aucune importance, mais cela n'était pas le cas des éventuels clients. Son absence de magie le décrédibilisait et les clients le sous-estimaient, ce qui l'agaçait profondément. Il en avait assez d'être considéré comme inférieur à ces stupides mages.

Il se tenait donc le plus éloigné possible de toutes ces guildes, en particulier celle de Crystal Dust – il s'était battu avec tout mage de cette guilde qu'il avait croisé au cours de ses voyages, ne supportant pas leur pseudo-supériorité et leur façon qu'ils avaient de le rabaisser. Néanmoins, au fil des mois, il finit par se faire une petite réputation et il parvenait donc à avoir quelques clients. C'était cependant loin d'être suffisant pour vivre correctement – il avait souvent du mal à payer une chambre d'auberge, ou même un simple repas –, si bien qu'il s'initia au vol. Grâce à l'agilité qu'il avait développé avec ses entraînements, voler n'était pas bien compliqué s'il n'oubliait pas d'être discret.

Petit à petit, il s'immergea dans le monde criminel tout en s'assurant de rester dans l'anonymat le plus total. Il ne voulait pas d'une vie où il devait rester terrer dans un coin pour ne pas être capturé ; lui, ce qu'il voulait, c'était pouvoir se faire dans un nom dans ce milieu clandestin et pouvoir continuer de vivre devant les mages officiels qui jamais ne le penseraient un seul instant être une personne recherchée. C'était son objectif, et il comptait bien l'atteindre, mais il devait résoudre ce problème de l'anonymat. Comment faire ?

Il entreprit des recherches, en faisait naturellement une croix sur la magie. Il avait pu réessayer depuis le départ du dojo d'en apprendre une, mais tous ses efforts étaient en vain. Les seules choses qu'il récoltait étaient de violentes migraines qui le prenaient sans crier gare. Il chercha donc une autre solution, et il s'intéressa alors aux artefacts magiques qui constituaient une excellente alternative.

La grande bibliothèque lui apporta les réponses qu'il cherchait, après avoir décrypté quelques énigmes planquées subtilement dans un vieux livre poussiéreux au premier abord inutile. L'artefact qui lui paraissait le plus utile dans sa situation était caché dans un temple perdu, à la localisation dissimulée dans ces fameuses énigmes, et aller le récupérer ne fut pas une tâche aisée. Ce temple était un véritable nid à pièges, où il pouvait risquer la mort à chaque pas. Son périple fut néanmoins fructueux, car il réussit à récupérer ce qu'il cherchait, et à revenir en un seul morceau. Maintenant il allait pouvoir accomplir son objectif initial.

Cet artefact, même s'il ignorait comment il fonctionnait précisément, lui était très utile car il lui permettait de « brouiller » son apparence et sa voix, si bien que personne n'était en mesure de savoir à quoi il ressemblait. Lorsqu'il l'activait, ses interlocuteurs ne se souvenaient que d'une silhouette floue : ils étaient incapable de le décrire, et même de dire s'il était un homme ou une femme. Terriblement pratique.

Il put ainsi revenir à son objectif et il s'immisça alors complètement dans le milieu criminel. Afin de se faire une réputation assez rapidement, il effectua quelques casses qui furent des succès importants – il étudiait toujours suffisamment la situation afin de déterminer quelles actions comportaient la plus grande probabilité de succès. De cette manière, il fut peu à peu connu sous le nom de Kiba, mais personne ne savait qui se cachait derrière le cas – et c'est encore le cas aujourd'hui.

Ses ambitions ne s'arrêtèrent cependant pas là, et à force d’œuvrer dans le marché noir, il se mit à convoiter un poste non existant : celui du maître du marché noir. Différents réseaux cohabitaient dans ce milieu criminel, plus ou moins sur un pied égalité, mais personne ne fédérait l'ensemble. Il espéra alors accéder un tel poste, devenir cette personne qui fédérerait le tout. Il savait que c'était un espoir fou, mais il mettrait tout en place pour y parvenir, et cela commençait par obtenir une plus grande renommée.

Autour de cette personnalité de Kiba, il créa un réseau criminel, comme il en existait d'autres sur le marché noir, spécialisé dans la contrebande et s'employa à accroître sa renommée. Cela prit peut-être plus de temps que ce qu'il avait initialement prévu, mais les effets furent plus importants. Sa réputation grimpa en flèche, et rapidement son nom comme son réseau furent connus sur l'intégralité du marché noir, à un tel point qu'un avis de recherche fut même édité par les mages officiels. Il pouvait ainsi mettre en place la deuxième phase de son plan.

Être déjà bien installé dans le milieu allait lui permettre d'accéder à la tête du marché noir plus facilement, car il en connaissait désormais bien les mécanismes et qu'il allait pouvoir agir en sa faveur grâce à Kiba. Il allait en effet obtenir ce poste qu'il convoitait sous une autre identité, car il trouvait que cela serait plus facile, tant sur le court terme que sur le long terme, en plus de multiplier ses gains.

Il connut cependant quelques déboires qui retardèrent ses projets : des concurrents, des rivaux, cherchaient à le nuire car ils ne voyaient pas d'un bon œil sa soudaine notoriété. Il ne pouvait pas leur en vouloir, mais le boulot étant le boulot, il ne pouvait pas les laisser détruire tout ce qu'il avait réussi à entreprendre. Alors, à chaque fois que cela se produisait, il mettait en pause ses plans pour se débarrasser de tous ces gêneurs, quitte à les tuer.

Puis, une nouvelle personne fit son apparition sur le marché noir : La Sentinelle. Personne ne savait qui se cachait derrière ce nom, et pour cause, il s'agissait de Kahei qui tentait d'atteindre enfin son objectif. Personne ne sut trop comment ce nouveau venu avait réussi ce tour de force : en à peine quelques mois, La Sentinelle parvint à prendre le dessus sur plusieurs réseaux et obtint l'appui d'autres. Rapidement, elle grimpait les échelons, détruisait ceux qui s'opposaient à elle, et gagnait en notoriété. Le secret de sa réussite demeure encore un mystère, mais beaucoup pensent que cette personne cachée derrière ce nom disposait au départ d'amis déjà bien placés. D'autres pensent qu'elle a agi comme un véritable mafieux, tirant profit de secrets et de faiblesses des autres leaders de réseaux, et proposant des accords intéressants.

La Sentinelle parvint enfin à la tête du marché noir à l'issu d'un accord mémorable entre elle et les derniers leaders de réseaux qui ne s'étaient pas encore ralliés à elle et qui étaient d'ailleurs les plus importants du milieu. Ils se rencontrèrent dans le sous-sol d'un bar, à l'abri des regards, où ils conclurent l'Accord de Saehj (ce nom fut donné en référence à la première lettre du nom de chaque leader). Cet accord offrait à la Sentinelle une sorte de période de probation, où les autres leaders jugeraient l'efficacité de ce qu'elle proposait. A l'issue de cette période, il serait déterminé une bonne fois pour toute de l'union ou non du marché noir autour d'une unique personne ou non. Et à la fin de cette période, personne ne revint sur l'Accord de Saehj.

On ne sait trop comment, mais la Sentinelle était parvenue à optimiser grandement le marché noir, et tout le monde y trouvait son compte. Beaucoup de réseaux connurent une augmentation de leurs gains, et le milieu gagna en renommé dans l'ensemble du monde criminel. Malgré la subsistance de quelques oppositions – il y en a toujours après tout – il apparaissait évident que la venue de la Sentinelle était un excellent changement pour le marché noir.

Certains tentèrent bien sûr de lui ravir cette nouvelle position, mais ils ne connurent aucune gloire ou réussite, seulement la mort. La Sentinelle tient depuis ce jour le marché noir d'une main de fer, ne permettant pas d'être contestée. Elle dispose d'une forte réputation et personne n'ose contredire ses ordres – le risque de perdre l'accès total au marché noir suffit à dissuader tous les contestataires.

Ce fut donc l'année de ses vingt-cinq ans que Kahei se surprit lui-même en réussissant son fol objectif. Il était parvenu à fédérer le marché noir, et même lui avait dû mal à se représenter dans sa totalité cet exploit qu'il venait d'accomplir – il se demandait même comment il avait pu exactement réussir. A présent, il ne lui restait plus qu'à asseoir ses deux positions – celle de Kiba et celle de la Sentinelle – et ainsi que préserver son anonymat. En aucun cas ne devait-il être relié à ces deux criminels dont la tête était mise à prix par les mages officiels.

Vivre ainsi incognito lui permettait d'avoir une existence tranquille : il alternait entre ses affaires au marché noir, que ce soit avec Kiba ou la Sentinelle, et son quotidien de mercenaire raté fui par les clients. Il devait parfois régler quelques « problèmes », et donc éliminer ces optimistes qui pensaient pouvoir lui ravir sa position, mais rien de bien important.

Il fit néanmoins une rencontre incongrue dans un bâtiment où il s'était retrouvé coincé durant plusieurs heures : il faisait quelques achats lorsque des mages clandestins firent exploser les entrées, et il dut patienter jusqu'à l'arrivée des mages officiels – qui d'ailleurs se firent attendre trop longtemps à son goût. Alors qu'il s'ennuyait ferme, une jeune femme, dont il ignore encore le nom, était venue vers lui. Elle s'était présentée à lui en tant que prêtresse, et il se souvenait encore de la douceur qu'elle dégageait et de cette aura apaisante. Ils avaient discuté, un peu de tout et de rien, et juste avant qu'ils puissent enfin sortir de ce bâtiment, elle lui avait adressé des propos étranges, et qui lui paraissaient dénués de sens. « Pourquoi le trouble t'habite-il autant ? Qu'as-tu fait pour mériter toute cette douleur ? Ton corps semble courir à sa propre perte… Si tu essaies encore, cela finira par te tuer… » Pris par la surprise, il n'avait eu le temps de lui demander des explications qu'elle avait disparu.

Depuis, il la recherche, mais il se confronte à un obstacle de taille car ses seuls indices pour la retrouver sont sa profession – elle serait une prêtresse – ce qui peut aussi être totalement faux, ainsi qu’un pendentif qu’elle lui a donné avant de disparaître. Il veut comprendre le sens de ses étranges propos assez pessimistes et négatifs. Quitte à courir vers sa propre perte, il aimerait bien savoir pourquoi.

Ce ne fut pas la seule rencontre étrange qu'il fit. La suivante le conduisit à se confronter à la guilde clandestine des Black Vipers, et manqua également d'ébranler tous ses efforts pour conserver son anonymat. L'espace d'un instant en effet, tout faillit s'effondrer brutalement à cause d'une simple personne qu'il aurait d'ailleurs peut-être dû tuer. Il y pense encore parfois, se demandant si la laisser en vie était réellement une bonne idée.

Cela faisait déjà un an qu’il était à la tête du marché noir et tout se déroulait pour le mieux. Rien ne venait perturber son anonymat, et c’était là l’essentiel à ses yeux. Il y avait bien quelques concurrents qui lui causaient des noises mais rien de trop dangereux pour le menacer concrètement. Il aurait pourtant dû évaluer cette possibilité correctement et ne pas la sous-estimer. Cette possibilité que quelqu’un finisse par comprendre. Il l’avait au départ pris pour un assassin ou un stupide voleur qui s’essayait à plus fort que lui et il avait donc cherché à l’éliminer, n’ayant pas vraiment de temps à perdre avec cet inconnu. Cependant il n’avait pas prévu que ce type sache qui il était, ni qu’il parvienne à lui subtiliser son artefact d’apparence, ni qu’il le relie ensuite à la Sentinelle.

Il aurait dû le tuer. Il allait le faire en fait, mais ce type était loin d’être stupide et il se savait parfaitement en danger. Il se présenta rapidement, comme s’il espérait que cela puisse changer quelque chose : il était le neveu de Kenta, et se nommait Shin. Cela expliquait donc comment il savait qui il était, mais cela ne changeait rien à ses yeux. Ce Shin restait une menace qu’il devait éliminer, qu’importe qui il pouvait bien être.

Pourquoi ne l’avait-il pas tué ? Pourquoi avait-il accepté ? Lui-même ne savait pas trop, mais toujours était-il qu’il l’avait épargné, et qu’il avait même décidé de le protéger. Shin savait que sa survie jouait à un fil alors il lui avait proposé un marché : en échange de son silence, Kahei devait le protéger de la guilde des Black Vipers dont il était un déserteur. Dans les grandes lignes, c’était à peu près ça, en ajoutant d’autres éléments – comme cette fameuse pièce. Il n’avait aucune raison d’accepter, et pourtant il avait bel et bien fait.

Cette histoire s’était terminée comme une affaire de mafieux. Etre la Sentinelle ne suffisait pas à assurer la protection de Shin car les Black Vipers voulaient absolument le voir mort. Les déserteurs ne pouvaient pas rester en vie, c’était impossible, même s’il était sous la protection de la Sentinelle. Kahei avait alors arrangé une rencontre avec leur leader pour boucler ce différend, et visiblement, ce dernier avait oublié les avantages qu’il y avait à être à la tête du marché noir. C’était simple après tout : si les vipères ne renonçaient pas à traquer Shin, elles se verraient tout bonnement interdire l’accès au marché noir. Ils étaient donc parvenus à un accord : il s’arrangeait pour que le déserteur ne révèle aucun secret de la guilde, tandis que les vipères abandonnaient la traque et le laissaient en vie.

Depuis cette date, Shin est resté avec lui et est même devenu son second, même si personne n’en sait quoique soit. Peut-être est-ce pour ça qu’il a accepté, car cela lui permettait d’avoir quelqu’un avec qui travailler, une personne qui sache qui il est et avec laquelle il n’a pas besoin de jouer avec des faux-semblants.

Suite plus bas ♣



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Kahei Maeda
MessageSujet: Re: Kahei Maeda - Phoenix Dream [90%]   Lun 30 Jan - 19:56

« HISTOIRE SUITE »

Il y eut une dernière rencontre marquante, et qui changea d’ailleurs drastiquement son quotidien. Il ne l’avait pas prévu initialement, mais quand il y repensait, cette rencontre était une véritable aubaine pour lui.

Il avait rejoint une auberge et se faisait passer pour ce mercenaire raté qu’il était. C’était à près tout un moyen comme un autre d’obtenir discrètement quelques informations, quelques rumeurs, sans que personne n’en sache rien. Cependant, lorsqu’il entra dans l’auberge, il ne s’était pas attendu à ce qu’il y ait autant d’animation. La plupart des clients s’étaient rassemblés autour d’une même table où se disputait un bras de fer entre un mercenaire qu’il avait déjà croisé par le passé, et une jeune femme qui ne semblait même pas avoir la vingtaine. Elle tenait pourtant le choc, et elle parvint même à le vaincre sous les regards effarés de certains qui avaient parié sur la victoire du mercenaire. Kahei soupira, peu intéressé par ce genre de choses, et alla s’installer au comptoir mais il fut interpellé par le perdant qui l’avait reconnu.

« Hé, Kahei ! Pourquoi tu nous rejoins pas ?

Il l’observa un instant avant d’hausser les épaules et de s’asseoir à leur table. Cela l’occuperait un peu.

– Kahei, j’te présente Azula. Elle a pas l’air comme ça, mais elle est redoutable ! expliqua-t-il avec un rire.

Il le dévisagea.

– C’est à moi que tu dis ça, Kenny ?
– Ah ah, désolé mec ! J’avais oublié ce détail !

Kenny se leva ensuite pour aller chercher un verre au comptoir, et Kahei en profita pour observer cette jeune femme. Ses cheveux verts lui donnaient un drôle d’air, et son visage exprimait la froideur de son être. Elle lui disait étrangement quelque chose, mais il ne savait plus où il l’avait déjà vue.

– Toi aussi, tu veux tenter ta chance ? lui demanda-t-elle. La mise de départ est de cent.
– J’suis pas intéressé.
– Peur de te ridiculiser ?
– Je ne suis pas à ça près.
– Alors pourquoi ne pas tenter ta chance ? Tu te défiles ?

Il bâilla nonchalamment.

– La provocation marche pas sur moi.
– Ca n’en est pas. Simplement l’énoncé d’une vérité que tu n’admets pas.
– Cause toujours.
– Tu n’as simplement pas envie d’être battu par une femme.
– Tch. C’est vraiment le propre des mages d’être aussi arrogant ?

Elle le dévisagea, un peu étonnée.

– Tu sais qui je suis ?
– Azula Saitô, Borée de la Rose des Vents de Phoenix Dream. Je t’ai déjà aperçue en ville, tu combattais des clandestins.
– Oh, je vois. C’est pour ça que tu refuses de m’affronter, car tu sais que tu ne pourras pas rivaliser.

Il lui décocha un regard noir.

– T’aurais eu ta place à Crystal Dust, t’es aussi arrogante qu’eux. Et pour ta gouverne, ta maîtrise du sabre est pitoyable, alors ne prends pas des grands airs.

Elle le fusilla du regard. Visiblement, elle n’avait pas aimé la comparaison avec la guilde rivale, ni la critique de ses compétences avec un sabre entre les mains.

– Parce que tu penses être capable de mieux ?
– Je te montre quand tu veux.
– Très bien. Allons régler ça dehors.
– Je te suis.

Tous deux se levèrent, et la tension entre eux continuait de grimper. Kenny profita de ce moment pour revenir.

– Hé Kahei, où tu vas ? s’étonna-t-il. Tu pars déjà ?
– J’ai juste un compte à régler, aucune inquiétude à avoir.
– Kenny, prononça Azula. Tu seras l’arbitre de notre duel.

Elle sortit de l’auberge, tandis que Kenny dévisagea Kahei.

– Un duel ? Mais tu es fou, Kahei ! Je sais que t’es doué, mais c’est pas n’importe qui cette fille !
– Relax, Kenny, tout ira bien.

Il rejoignit ensuite l’officielle dehors. Il y avait une clairière à côté de l’auberge, un terrain idéal pour un tel duel même s’il avait pu connaître mieux. Il se plaça à quelques mètres d’elle et se mit en garde, dégainant son sabre. Une minute s’écoula à peine, minute qui sembla être une éternité, jusqu’au moment où Kenny déclara le début du duel.

Azula avait dégainé son revolver et tentait de toucher Kahei mais en vain. Elle n’avait pas prévu qu’il soit aussi rapide mais le point dont elle n’avait pas conscience, c’était la grande capacité d’adaptation dont faisait preuve son adversaire. Kahei laissait parler son instinct et ses réflexes et il se frayait petit à petit un chemin jusqu’à elle. Lorsqu’elle fut enfin à portée de son sabre, il tenta de lui asséner un coup mais elle se protégea en utilisant sa magie. Le mercenaire ne comprit pas immédiatement ce qu’il s’était passé, voyant simplement son sabre rebondir sur un mur invisible, mais il eut au moins le réflexe de reculer pour se mettre hors d’atteinte.

– Avant de me défier en duel, tu aurais au moins dû te renseigner sur ma magie, le Déflecteur !

Qu’elle lui donne le nom de sa magie ne lui servait à rien, car il était incapable de savoir en quoi elle consistait. Depuis qu’il avait été incapable de maîtriser la magie, il n’avait jamais cherché à en savoir plus. La seule chose qu’il pouvait connaître en cet instant, c’était que grâce à cette magie, elle était pour l’instant intouchable. Qu’importe les assauts qu’il menait, son sabre était toujours dévié, et cela commençait profondément à l’énerver. Il allait devoir ruser pour la vaincre, et lui apprendre qu’avoir une magie ne suffisait pas pour gagner.

– Pourquoi tu n’utilises pas ta magie ? Tu en aurais grand besoin !

A cet instant précis, il perçut une faible ouverture. Il lança alors un nouvel assaut, espérant que cette ouverture se réaliserait bien.

– Quelle magie ? Je n’en ai jamais eue !

Comme il l’avait espéré, elle fut l’espace de quelques secondes surprise, et il profita de ce court laps de temps pour la faire chuter au sol et lui placer son sabre sous la gorge. A voir sa tête, il comprit aisément qu’elle n’avait pas apprécié sa petite combine et Kenny proclama la fin du duel que Kahei remportait. Il se releva alors et rangea son arme ; il était plutôt satisfait de sa victoire, et surtout d’avoir rabattu le caquet de cette mage avec ses grands airs. Elle s’était d’ailleurs relevée également et elle le dévisageait froidement.

– Tu étais sérieux ?
– A quel sujet ?
– Ta magie.
– J’ai la tête d’un mage peut-être ?

Elle eut un léger sourire.

– C’est pour ça que tu es autant opposé aux mages ?
– Seulement ceux qui me prennent pour un incapable, donc les trois quarts.
– J’aurai une offre à te faire dans ce cas-là, si bien sûr tu as les tripes de la relever. »


Son offre n’était pas bien compliquée : elle lui proposait de rejoindre sa guilde, Phoenix Dream. Pour elle, le simple fait d’intégrer une guilde pour un non-mage montrait ses capacités, et encore plus si c’était elle qui le lui permettait. Tous ces détails n’intéressaient pas vraiment Kahei : ses capacités, il les avait techniquement prouvées en prenant la tête du marché noir. L’idée de faire partie d’une guilde officielle, et même clandestine, ne l’avait jamais effleurée jusqu’à ce qu’Azula le lui propose, mais cette simple possibilité allait lui faciliter grandement la vie, ce pourquoi il accepta. Devenir un membre de Phoenix Dream présentait de nombreux avantages. De un, il allait pouvoir renforcer sa couverture et son anonymat : qui imaginerait un officiel derrière le nom de la Sentinelle ? De deux, il allait pouvoir garder un œil sur les actions menées sur le marché noir et agir en conséquence. De trois, il pourrait aisément récolte des informations qui lui seraient utiles. Et de quatre, il allait aussi pouvoir nuire en toute légalité à ses concurrents et rivaux. Ce sont pour toutes ces raisons qu’il accepta de délaisser sa vie de mercenaire.

Sa victoire sur Azula lui permit d’accéder rapidement de se faire une renommée au sein de la guilde, et les quelques missions qu’il accomplit facilement même sans magie le firent accéder à peine quelques mois après à l’élite de Phoenix Dream, la Rose des Vents. Un nouveau vent fut d’ailleurs créé, le Sirocco, qui serait exclusivement réservé aux non-mages de la guilde. Tout était pour le mieux.

Certains bien sûr contestaient sa position, mais un duel suffisait à régler le problème. Il ne se prenait pas plus la tête que ça à ce sujet, préférant se concentrer sur ses affaires du marché noir. Avoir Shin en tant que coéquipier prenait alors tout son sens, car ce dernier pouvait gérer leur business malgré son absence. Même s’il n’y était pas, la Sentinelle continuait d’être active : personne ne pourrait soupçonner son implication. Il ne s’était jamais attendu à une telle réussite, mais il n’allait pas s’en plaindre.

Il s’ennuie parfois, car aucune réelle menace ne vient entacher sa paisible vie tranquille. Il a réussi ses ambitions les plus folles, et il n’a pas plus qu’à les préserver. Il s’amuse beaucoup devant les avis de recherche, car il est triplement recherché, sans qu’aucun lien ne soit fait entre ses trois identités. Sa réputation au sein de Phoenix Dream a en effet gagné les autres guildes officielles, et même les clandestines, mais cela ne le dérange pas spécialement car son anonymat est toujours hors d’atteinte. Il eut d’ailleurs l’occasion de participer à l’opération de destruction de la base delta, mais il préféra « laisser cette affaire aux mages », prétextant ne pas vouloir se retrouver au beau milieu de plusieurs attaques magiques contre lesquelles il ne pourrait pas se défendre. Si cet argument tenait la route et était tout à fait plausible, il ne reflétait absolument pas la réalité : s’il avait refusé de prendre part à cette opération, c’était simplement pour ne pas attaquer de gros clients. La perte de la base delta représentait un manque à gagner sur le marché noir et si un jour son anonymat venait à voler en éclat, cela pourrait se retourner contre lui. Il préférait jouer la sécurité en refusant de s’en prendre à ses clients les plus importants. Business is business.

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Kahei Maeda - Phoenix Dream [90%]

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