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 Aaren Lawrence Skyler - Black Vipers [30%]

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 Black Viper


Messages : 10
Date d'inscription : 14/07/2016
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Aaren L. Skyler
MessageSujet: Aaren Lawrence Skyler - Black Vipers [30%]   Dim 9 Oct - 11:46

« Faut pas respirer la compote, Skye. Ça fait tousser. »

 
« GLOBALEMENT »
♦♦ NOM : Skyler
♦♦ PRÉNOM : Aaren Lawrence
♦♦ SURNOM : Ringo
♦♦ AGE : 27 ans
♦♦ SEXE : ♂
♦♦ GUILDE : Black Vipers
♦♦ RANG AU SEIN DE LA GUILDE : Second des Nettoyeurs
♦♦ RANG MAGIQUE SOUHAITE : A. Minimum B.
♦♦ RANG MAGIQUE : A déterminer par le Staff
♦♦ MAGIE PRINCIPALE : Dragon slayer 4G de la Lumière
♦♦ MAGIE SECONDAIRE : Magie de la Lumière
♦♦ ARMES : Des couteaux et des armes de jet
♦♦ AVATAR : Sirius Black, Harry Potter


« PHYSIQUE »

Aaren est de taille plutôt moyenne, quoiqu’un peu petit au regard de certains avec ses un mètre soixante-quatorze, mais cette taille lui convient parfaitement. Elle lui permet de se fondre dans la foule en toute discrétion, d’être agile et non pataud comme la plupart de tous ces grands gaillards, et il n’est pas petit au point d’être constamment considéré comme un gamin. Il aime sa taille, et il ne désirerait l’échanger contre rien au monde. C’est sans doute là une de ses forces, s’aimer tel qu’il est, sans vouloir changer quoi que ce soit. Pourtant, on ne peut pas dire que son physique sorte de l’ordinaire, au contraire. D’apparence svelte, il ne fait pas pour autant maigrichon et fébrile : croire cela serait une erreur et cela serait sous-estimer son corps athlétique, entraîné pour être agile, vif, souple et endurant à la fois. Les entraînements qu’il a subis au laboratoire – ou effectués avec entrain selon les dires qui circulent – lui ont permis d’acquérir de telles compétences, tant physiques que magiques, et l’ont rendu très habile à l’esquive. Heureusement d’ailleurs, car sa résistance aux coups n’est guère très élevée, et c’est bien pour cela qu’il s’est spécialisé dans les combats à distance, même s’il a de bonnes connaissances du combat au corps-à-corps pour neutraliser rapidement son ennemi. Un coup bien placé peut donc le sécher rapidement, ce pourquoi il axe davantage ses efforts sur sa vitesse, ou encore son agilité : il est inutile de chercher à améliorer une cause perdue. Ensuite, pour revenir plus amplement sur Aaren, ses traits oscillent vers la trentaine, sans pour autant l’affirmer, et pour cause : il n’a que vingt-sept ans, un âge qu’il ne cherche pas spécialement à cacher, lui convenant très bien. Son visage est le plus souvent, voire tout le temps, souriant : il est très rare de ne pas le voir sourire, et même lorsqu’il se prend des coups il peut continuer de sourire. Cela peut être assez déstabilisant, car c’est en même temps un mur de protection qui empêche de savoir ce qu’il pense réellement, et regarder ses yeux est inutile. En effet, ses prunelles grisées se contentent de refléter son éternel sourire, mais il arrive parfois que de fugaces émotions les traversent, notamment la surprise, ou la peur. D’ailleurs, leur couleur est due au lacryma implanté dans son corps, qui a voulu décolorer un peu leur noir initial. Ses cheveux ont également connu le même traitement : leur noir d’ébène s’est éclairci en un noir plus léger, à la limite du gris. Ses mèches tombent à leur guise, ni trop longues, ni trop courtes, et lui barrent souvent le front, gênant parfois sa vue, mais il n’essaie jamais de les coiffer. Il les laisse faire, ne s’en préoccupant guère. C’est tout juste s’il pense à donner un coup de peigne le matin.

A l’endroit où son lacryma a été implanté, c’est-à-dire dans son dos, se trouve une marque blanche ressemblant à un dessin tribal ou à un tatouage, une extravagance de son dragon pour marquer pleinement sa présence dans son corps. Une extravagance de « petite » taille, puisque cette sorte de dessin tribal à la façon d’un tatouage orne toute la partie gauche de son dos, de sa hanche jusqu’à son épaule. Ce « détail » fait partie des quelques changements corporels, au même titre que la couleur de ses yeux ou de ses cheveux.

Pour s’habiller, Aaren dispose d’un style plus ou moins particulier, quoiqu’ordinaire et régulier, ne changeant guère. Le plus souvent, il porte un pantalon de toile noir avec des petites baskets de même couleur. Il porte ensuite une chemisette blanche, avec toujours par-dessus une veste noire dotée d’une capuche. L’intérieur de sa veste, d’un beau rouge en contraste avec le noir extérieur, est d’ailleurs équipé d’emplacements pour placer ses lames de jet et couteaux dont il ne sépare jamais, préférant avoir constamment une arme sur soi. Parfois porte-il aussi un petit pull de laine gris, ou encore une écharpe rouge et or lorsque les températures commencent à refroidir.

Pour terminer, son tatouage de la guilde des Black Vipers se situe dans le bas de son dos, au niveau de sa hanche droite, et est de couleur blanche, en continuité avec cette sorte de tatouage tribal qui orne déjà le reste de son dos. Ce n'est d'ailleurs pas l'unique élément important qui n'est pas visible au premier coup d'œil. En effet, le corps d’Aaren est couvert de multiples cicatrices qui ornent son dos, son torse, ou encore ses avant-bras mais contrairement à certains, les montrer ne le gêne absolument pas, tout comme en parler, ce qu’il fait sans le moindre problème. Ces cicatrices sont la marque de son passé, elles constituent une partie de son identité.


« CARACTÈRE »

La lumière est un élément souvent associé aux bénédictions, à la lutte pour le « bien » et contre les obscures ténèbres du « mal ». Pourtant, c’est bien loin d’être le cas avec Aaren. Parlez-lui de lutte contre le « mal », et il vous dévisagerait perplexe, en vous demandant « Pour quoi faire ? ». Il n’est guère une personne fréquentable, malgré cet éternel sourire qu’il affiche, et la magie ne reflète pas toujours la réelle identité d’une personne.

Les apparences sont certes trompeuses, mais commençons par l’image que ce clandestin dégage. Toujours, éternellement souriant, Aaren semble être une personne bien sympathique, à l’écoute, et même altruiste, peut-être. Son sourire ne quitte jamais ses lèvres, ce qui peut s’avérer à force plutôt déstabilisant car nul ne peut alors réellement savoir le fond de sa pensée. Son sourire semble être un masque, un mur protecteur que lui seul a le pouvoir de franchir, ainsi que Skye, l’unique personne qui semble avoir un décodeur intégré dans son cerveau pour pouvoir le déchiffrer. Outre cet aspect quelque peu déstabilisant, ce sourire le rend un peu niais, insouciant. Il nous apparaît comme une personne facilement influençable, qui se laisse entraîner par les autres, un peu maladroite, mais d’une maladresse qui la rend charmante. Qui l’imaginerait être un dangereux criminel notoire, recherché par le Conseil ? A le voir marcher dans la rue, en compagnie de son amie, discutant de tout et de rien, de façon on ne peut plus naturelle, est-il réellement cette personne décrite sur les avis de recherche ? Et pourtant, c’est bien le cas. En ce sens, Aaren est un véritable manipulateur, jouant toujours sur les apparences, à paraître ce qu’il ne sera jamais. Il cherche toujours à adopter cette image qui fait que son entourage va le sous-estimer, va refuser de le prendre au sérieux. De cette manière, sans que son entourage n’en ait conscience, il prend l’ascendant, dispose d’un coup d’avance qui lui permet de rester maître de la situation. Certains diraient qu’il s’agit d’une technique vicieuse et fourbe, mais il n’a que faire de ce genre de remarques. Qu’importe ce qu’il fait, toutes ses actions semblent être effectuées afin de dresser ce portrait illusoire pour induire les autres en erreur. Même lorsqu’il combat, il ne dévoile jamais son réel potentiel, se contentant d’esquiver les coups. Il préfère conserver dans son jeu ses atouts afin de prendre par surprise l’ennemi qui lui posera un jour vraiment problème, en supposant que cela arrive.

Cet éternel sourire qu’il arbore lui confère également un air énigmatique, car personne ne sait à quoi est dû ce sourire. Y a-t-il seulement une raison derrière celui-ci ? Cela intrigue, et à la base delta, il s’en souvient, les rumeurs allaient bon train. Certains disaient que c’était pour cacher une éventuelle tristesse, d’autres racontaient que c’était pour paraître fort. Personne ne sut un jour la vérité, tout simplement parce qu’il n’y avait pas de réelle raison derrière ce sourire. Ou plutôt, la raison qu’il pouvait avancer paraissait ironique, déplacée au sein de ce laboratoire. Aaren, c’est une personne optimiste, qui respire la joie de vivre et qui vit au jour le jour. Il ne se préoccupe pas spécialement des conflits, de toute chose un peu sombre, ou alors il les aborde avec tellement de recul qu’il en est totalement détaché que cela ne l’atteint pas. Etre dans cette base, enfermé six pieds sous terre en compagnie de scientifiques aussi fous les uns que les autres, ne le dérangeait pas, et il s’y plaisait, même s’il a fini par s’emmerder au bout d’un moment. Qu’importe ce qui pouvait arriver, il continuait de s’amuser, même lors de ces purges qui en effrayaient plus d’un. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il observe la réalité et les évènements qui s’y déroulent tel un spectateur, et cela vaut également pour son amie Skye. Il en est totalement détaché, déphasé. Ce qui arrive ne l’affecte pas, il reste de marbre, insensible. La mort d’une personne qu’il a pu côtoyer n’est qu’une simple information à ses yeux qui ne parviendra pas à perturber son équilibre émotionnel. Il n’est pas pour autant un cœur de pierre, cela serait se tromper : il rit souvent de bon cœur et entretient quelques amitiés sincères, même si celles-ci sont rares.

Ce détachement total le rend plutôt étrange aux yeux de son entourage, mais cela n’est pas tout. Un autre élément vient renforcer cette étrangeté, ce qui le rend encore plus singulier. Parler avec Aaren est une chose, le comprendre en est une autre beaucoup plus compliquée. Certains membres de son clan disaient qu’il serait peut-être plus simple de parvenir à le vaincre en combat un jour plutôt que de simplement parvenir à le comprendre. En effet, il a la forte tendance de remplacer ses mots par d’autres dans sa phrase, rendant par conséquent celle-ci complètement incompréhensible. Beaucoup le regardent perplexe lorsqu’il parle, et celui-ci ne se rend pas compte du problème de communication qui existe. Pour lui, ce qu’il raconte coule de source, et il ne comprend pas les remarques qu’on peut lui faire. Par exemple, il a un jour expliqué que l’attaque produite par tel sort était péremptoire au sol, causant l’incompréhension de celui qui l’écoutait. Et cela n’est qu’un exemple parmi d’autres. De plus, il faut également prendre en considération les tournures de ses phrases parfois maladroites, ou les expressions qu’ils emploient et qui sont assez inadaptées, ou alors plus qu’étranges. Beaucoup – parmi ceux encore vivants – se demandent d’où provient l’expression « J’voudrais pas faire ma raclette » ou encore, « C’est la guerre, salsifis ! ». Selon certains, mieux vaut ne pas savoir, et cela semble être le meilleur à faire.

Outre ces quelques problèmes de langage, Aaren est néanmoins reconnu pour être une personne directe, et même beaucoup trop directe. En effet, il ne mâche jamais ses mots, il n’est pas du genre à ménager une personne en limitant ses propos. Il dit ce qu’il pense, voilà tout, et son insensibilité l’empêche de comprendre que ces dires puissent être blessants pour les autres. Mais même s’il s’en rendait compte, il est fort probable qu’il ne changerait pas pour autant. C’est bien pour cela qu’on le désigne comme une personne dépourvue de toute délicatesse, et toujours très abrupte dans ses propos. Il est extrêmement franc, et d’une honnêteté à toute épreuve. Douter de son honnêteté serait une insulte à son égard. Il ne rechigne jamais à dire la vérité, et il tâchera de ne jamais mentir. Si, en revanche, il existe une vérité qu’il préfère garder pour lui pour x ou y raison, soit il ne la dira pas, tout simplement, il gardera le silence plutôt que d’inventer une histoire à dormir debout, soit il la dissimulera au sein d’une flopée d’informations futiles. Dans ce cas de figure-là, il vous noiera sous un flot d’informations aussi inutiles les unes que les autres, sans compter ses phrases alambiqués dont il a le secret qui se mêlent au tout, donnant ainsi un imbroglio au sein duquel se trouve cette fameuse vérité. Il ne vous en aucun cas menti, c’est juste vous qui avez été incapable de la trouver. Il n’est point en tort. Aaren est en tout cas réputé au sein de la base delta pour cette franchise assez stupéfiante, car associée à son côté naturel et sans gêne, la rumeur voudrait qu’il ait balancé au King « Tu me fais chier. » d’un air complètement neutre et détaché.

Un élément lui valut cependant davantage une mauvaise réputation, une réputation du type assez sadique qu’il vaut mieux ne pas fréquenter. Pourtant, Aaren n’est pas spécialement sadique, et on ne peut pas dire qu’il prend un fin plaisir à observer la souffrance des autres. Sauf dans un seul cas, et cela se passe sur le plan psychologique. Tout d’abord, ce qu’il faut savoir avec lui, c’est qu’il doté d’un profond cynisme, un parallèle donc à son déphasage de la réalité. Il s’oppose constamment aux règles et à la norme qu’il ne respecte pas, agissant comme bon lui semble avec une désinvolture à toute épreuve. Il est désintéressé de tout conflit global, de tout conflit qui ne l’affecte pas directement. Il préfère de loin vivre comme il l’entend, qu’importe le regard d’autrui ou les rumeurs qui peuvent courir à son sujet. A cause de cela sans doute, il prend un malin plaisir à remettre en question et détruire toutes les croyances, les idéaux, les principes, ou les objectifs des personnes avec lesquelles il discute. Briser leurs repères puis les laisser en plan et les observer dans leur perdition l’amuse beaucoup, et il ne s’en lasse jamais, d’où ce côté sadique qui peut être évoqué en parlant de lui. A cela s’ajoute aussi ses railleries qui viennent enfoncer encore peu la personne qu’il a pu prendre pour cible – même s’il n’a strictement rien de personnel à lui reprocher. C’est presque comme un jeu pour lui. C’est bien pour cela qu’on le dit sadique, mais également irrespectueux – dire « Tu me fais chier. » au King en est un exemple flagrant – effronté ou encore indécent, car il ne semble n’avoir aucune limite. Il se contrefiche des conventions sociales après tout, et les notions de « bien » et de « mal » lui sont étrangères.

Cette insensibilité et ce déphasage le rendent plutôt terre à terre : il voit la réalité telle qu’elle est réellement, sans la moindre fioriture. Il l’aperçoit épurée au possible, comme un spectateur qui ne pourrait intervenir dans ce monde, et qui par conséquent, adopte un point de vue extérieur. C’est exactement la même chose avec Aaren, et certains le représentent comme une personne froide, dotée d’un cœur de pierre, tout simplement parce qu’il est rationnel et pragmatique. Chacun de ses actes vise l’efficacité, il envisage les meilleurs possibilités pour parvenir à ses fins, peu importent les moyens à employer – tous se valent, il n’y a pas de différenciation particulière entre eux. Il peut suggérer par exemple de tuer une personne si cela semble être la méthode la plus efficace pour arriver à un but précis, et ce de façon tout à fait naturelle. A cause de son insensibilité à tout ce qui l’entoure, il est dépourvu du moindre scrupule, pouvant ainsi torturer ou tuer comme si cela était d’une banalité sans précédent. De telles actions ont perdu toute notion morale pour lui, si bien qu’il peut le faire avec un détachement presque surhumain, et ensuite continuer autre chose sans le moindre souci. Et si quelqu’un lui demande s’il n’éprouve pas des regrets, des remords par rapport aux atrocités qu’il a pu commettre, il regardera la personne en question étonné, ne comprenant pas où elle veut en venir.

Avec son amie Skye, tous deux se définissent comme étant 100% sans OMM, c’est-à-dire sans organisme magiquement modifié. En effet, tous les deux sont toujours très naturels, spontanés et rejettent au plus loin la superficialité. Aaren est également complètement serein, décomplexé, ou encore décontracté : tant d’adjectifs pourraient correspondre à son état d’esprit. Il s’aime comme il est, et il ne voudrait pour rien au monde changer quoi que ce soit, qu’importent les épreuves qu’il a pu vivre par le passé. Il n’en garde que le côté positif, repoussant les éléments plus sombres, car il préfère ne pas s’en encombrer, jugeant cela profondément inutile. Lui et Skye ont une force rare, celle de s’accepter comme ils sont, et d’en être fiers. Ils sont fiers des personnes qu’ils ont pu devenir, et n’ont jamais cherché à changer leur façon de penser si celle-ci en choquait plus d’un, ce qui était pourtant bien le cas. Se conformer au regard des autres, très peu pour eux, cela les amuse davantage de choquer autrui. Par ailleurs, si tous ne font preuve d’aucune hypocrisie, ils prennent un malin plaisir à renvoyer en pleine face la propre hypocrisie des personnes qui viennent leur parler.

Une évidence qui est tout de même bonne à noter, c’est que, du fait de son cynisme, ou encore de son déphasage vis-à-vis de la réalité, Aaren se révèle à cause de ça une personne très peu influençable, niaise et crédule, contrairement à ce que l’on pourrait croire en le voyant toujours sourire – certains diraient bêtement. Il mène sa vie tranquillement, et rien ne pourra l’en empêcher, et ce depuis son plus jeune âge, au grand déplaisir des scientifiques de la base delta qui ne pouvaient pas en faire leur jouet docile. Ce n’est pas pour autant un rebelle, malgré son opposition flagrante aux règlements, mais il n’entraîne personne avec lui – Skye est un cas à part, elle le suit de son propre gré. Par ailleurs, il est plutôt perspicace, comprenant souvent les enjeux sous-jacents des conversations ou de quelques paroles prononcées, mais, étrangement, ce n’est pas vraiment quelque chose qu’il a tâché d’approfondir ou de développer, et ça, personne ne sait pourquoi.

Malgré tous ces éléments qui contribuent à lui donner une réputation du type qu’il vaut mieux ne pas fréquenter, et même ne pas connaître, quand il est un minimum sérieux, il dégage une certaine aura de leader né, une aura qui pousse son entourage à le suivre, et c’est bien à cause de cette aura qu’il s’est retrouvé pendant un temps à la tête du cinquième clan. Ajoutez à cela ses prédispositions à la magie que ses parents n’avaient jamais remarquées et ses talents presque innés, et vous obtenez une personne qui semble toute désignée pour être le chef d’un des clans de la base delta. Si sa mère l’apercevait aujourd’hui, elle s’écrirait qu’il a finalement bien hérité du sang de leur illustre ancêtre, Sting Eucliffe, le légendaire master de l’ancienne guilde de Saber Tooth, maintenant disparue, et dragon slayer de la lumière, contrairement à ce qu’elle avait pu lui dire quand il était encore la maison familiale. C’est donc en tout cas un paradoxe qui s’installe autour de la personne d’Aaren : d’un côté on le perçoit comme un leader qu’on ne rechigne pas à suivre, une personne toujours souriante et qui semble chaleureuse et sociable, mais d’un autre côté, il est assez incompréhensible avec ses expressions sorties de nulle part, un peu beaucoup trop direct et franc, et assez détestable quand il lui prend l’envie de remettre en question les idéaux des personnes qui viennent lui parler. Mais s'il est bien une chose que la population de la base delta a retenu d'Aaren, et ce sans le moindre paradoxe, c'est cette phrase-ci, qui manqua d’ailleurs d'enclencher une guerre en plein self : « J’t’avais dit de pas respirer la compote Skye, ça fait tousser. »




« CHAP.1 : MON BEAU MANOIR »

« Aaren Lawrence Skyler ! Combien de fois faudra-t-il que je te le répète ? Il est hors de question que tu sortes du manoir !

L’enfant plissa les yeux, pestant intérieurement contre la voix de sa mère qui lui criait une énième fois dessus. A quelques minutes près, il aurait pu réussir. Quelle horreur que d’échouer si près du but ! Il retint un soupir, puis adopta un air penaud, pure feinte de sa part, et quitta sa position, s’éloignant de la haie qui délimitait le jardin. Il marchait doucement en fixant ses pieds, et s’approchait peu à peu de sa mère qui le toisait froidement. Celle-ci l’empêchait toujours de faire ce dont il avait envie, lui imposant ses innombrables règles. Il avait l’impression de vivre dans une cage dorée : son environnement n’était certes pas déplorable, car il vivait dans un manoir au milieu d’un domaine forestier, à côté d’un petit village, mais il avait l’interdiction d’en sortir. Il était piégé à l’intérieur, car il ne devait pas se mêler à la « plèbe ». Cela était « indigne de son rang », que lui répétait sa mère, mais c’était bien quelque chose dont il se moquait éperdument.

Il s’arrêta à moins d’un mètre de sa mère, la tête toujours baissée. S’il osait la regarder, le sermon n’en durerait que d’autant plus longtemps. A force de défier l’autorité, il avait fini par remarquer quelques petits détails qui lui permettaient d’écourter les disputes, ou les bonnes habitudes à endosser pour éviter de prendre trop cher. C’est pour cela qu’il ne cilla pas quand sa mère le gifla en gage de punition. Sa joue le piquait fortement mais il s’efforçait de ne pas réagir, contenant les larmes qui tentaient de se frayer un chemin jusqu’à ses yeux, contenant sa colère qui grondait en lui. Il en avait marre que sa vie soit remplie d’interdits, mais contrairement à ce qu’on lui disait, il savait pertinemment que ce n’était pas en adoptant une conduite sage et respectable que cela s’arrangerait. Et pour cause : sa mère le détestait. A chaque fois qu’elle l’observait, il apercevait parfaitement cette lueur de dégoût et d’indignation qui brillaient dans ses yeux. Son second fils était bien loin d’être à la hauteur de ses attentes, alors elle rejetait toutes ses émotions négatives sur lui. Elle faisait en sorte qu’il se rappelle pendant un long moment de chaque erreur qu’il commettait, qu’il souffre de la honte qu’il lui donnait. Dans cette cage dorée qui était la sienne, il vivait sans connaître l’amour maternel, et il ne pouvait que jalouser son frère aîné qui lui en profitait pleinement. C’était lui qui avait tous les honneurs, tandis que lui était relégué à l’arrière-plan.

- Jusqu’à quand vas-tu continuer de te comporter de façon aussi immature ? Ceci est indigne de notre lignée, Aaren Lawrence Skyler !

Il serra les dents, mais s’empêcha de serrer également les poings. Il détestait l’entendre prononcer son nom complet, car il savait également que cela n’annonçait rien de bon. Même sans voir son visage, il devinait ses traits déformés par une fierté exacerbée et une profonde répugnance à son égard. Cette scène, il l’avait déjà connue tant de fois qu’il aurait pu la réciter.

- Tu es la honte de notre lignée, Aaren Lawrence Skyler ! Nous sommes une famille illustre, descendant d’un des plus célèbres mages de ces derniers siècles, l’éminent Sting Eucliff, et toi tu souilles le nom de notre héritage par ton simple comportement !

Il faisait tout pour retenir ses soupirs d’exaspération. Combien de fois avait-il déjà entendu ce discours réchauffé ? Il avait perdu le compte depuis bien longtemps.

En voyant son visage neutre – son air penaud s’était volatilisé –, absolument pas affecté par ce qu’elle racontait, sa mère s’emporta un peu plus.

- Comment oses-tu garder cet air condescendant ! A part jeter l’opprobre sur notre nom, il n’y a rien d’autre que tu ne saches faire !
- Mère ? Que se passe-t-il ?

Elle se retourna vivement, et du soulagement la traversa en apercevant son fils aîné s’approcher d’eux.

- Ah, James ! Toi au moins tu t’évertues à rendre notre famille fière ! Pas comme ton incapables de frère !

James garda le silence, observant froidement son petit frère. Aaren ne se faisait pas d’illusion et n’attendait rien de lui : jamais n’avait-il pris sa défense, qu’importe la situation. Son aîné était tout acquis à la cause de leur mère, même si généralement il ne prenait pas partie au cours de ces disputes.

- Mère, venez, l’intendant souhaitait s’entretenir avec vous quant à la réception de demain soir. Vous perdez votre temps à vous occuper de lui.

Elle acquiesça prestement, retrouvant son masque hautain dont elle avait le secret, puis elle se retourna vers son second fils qu’elle toisa froidement.

- N’espère même pas recevoir un repas ce soir, et tu as intérêt à ce que je ne te revois pas d’ici demain. Tu es consigné dans ta chambre ! Et ce jusqu’à nouvel ordre. »

Elle tourna ensuite les talons, prenant garde à se tenir bien droite pour exprimer toute sa fierté d’être la descendante du légendaire Sting Eucliff, et elle fut suivie par James. Rapidement, l’enfant se retrouva seul sur la terrasse, et soupira alors un grand coup. Même si cela lui coûtait de l’admettre, l’intervention lui avait sauvé la mise : sans lui, la dispute aurait duré nettement plus longtemps.

***

Graou.

Son ventre gargouillait et réclamait un bon repas, et c’en était ainsi déjà depuis plusieurs heures. La nuit était tombée au-dehors alors qu’il était consigné dans sa chambre, qui si situait dans l’aile droite du manoir, près des toits. Même s’il devait monter pas mal de marches avant d’y accéder, au moins sa chambre avait-elle le mérite d’être à l’opposé de celle de ses parents, ou encore de celle de son frère. De ce fait, il pourrait la quitter en toute liberté, malgré l’interdiction posée par sa mère. Depuis le temps, il n’avait que faire de ce qu’elle pouvait lui dire. Un sourire se dessina sur ses lèvres rien qu’à cette pensée.

Aaren Lawrence Skyler de son nom complet était le second fils de l’illustre famille des Skyler, et aussi le troisième enfant puisqu’après la naissance de James, l’aîné, était arrivée une fille répondant au nom de Heather. Cette famille était dite descendant de ce mage renommé comme étant l’un des maîtres de la guilde de Saber Tooth, Sting Eucliff, il y a plusieurs siècles de cela. Nul ne savait si cela était vrai, et tous les habitants du village voisins avaient fini par leur concéder ce privilège qui semblaient tant leur tenir à cœur. Les Skyler attachaient une importance toute particulière à honorer leur nom, comme si leur vie en dépendait. Tous, sauf Aaren, qui se moquait éperdument de ce prestige. Ce fils, bien que légitime, était aussi décrié qu’un bâtard par sa mère. Elle ne le supportait pas, le trouvant indigne de leur famille. Il n’était pas rare de l’entendre le traiter de tous les noms possibles, et il était d’une évidence limpide qu’elle aurait souhaité qu’il ne voie jamais le jour.

Pourtant, malgré les apparences qui pouvaient le suggérer, Aaren était loin d’être un incapable comme le pensait sa mère – que lui-même qualifiait d’idiote, à charge de revanche. A à peine six ans, il était plutôt débrouillard et n’avait pas froid aux yeux. Il recélait d’inventivité pour défier les règles imposées par sa génitrice et qu’importent les interdictions et les barrières qui se dressaient devant lui, il parvenait à quitter le manoir pour se glisser dehors. S’il s’était fait prendre un peu plus tôt, c’était simplement parce qu’il avait commis l’impair de tenter une sortie en plein jour. Erreur stupide de sa part, il le reconnaissait pleinement. En plus de cela, il était aussi perspicace pour son âge : il comprenait rapidement les conséquences que pourrait avoir tel acte dans telle situation, et à la simple intonation des paroles de sa mère, il pouvait aisément deviner le reste de la conversation. Les serviteurs du manoir, qui l’observaient de temps à autre, s’accordaient pour dire que cet enfant avait un bon potentiel de manipulateur : lors des disputes, il s’efforçait toujours de prendre un air penaud ô combien feint mais sa mère tombait à chaque fois dans le panneau, trop fière d’elle pour se rendre compte de la supercherie. Elle restait ancrée dans cette pensée que son second fils n’était qu’un incapable, alors il était impossible pour elle d’entrevoir ne serait-ce qu’un bref instant l’étendue des capacités d’Aaren.

Le jeune garçon avait fini par s’accommoder à cette vie dénuée d’amour parental, puisque sa mère le détestait et que son père, mage réputé, était pratiquement toujours absent. Son frère et sa sœur ne lui étaient également d’aucune aide, car s’intéresser à lui aurait provoqué les foudres de leur mère. De plus, l’écart d’âge était plutôt important, ce qui n’aidait en rien. James était complètement indifférent à son égard, et ne cherchait jamais à l’aider, peu importe la situation. Quant à Heather, celle-ci avait hérité du dédain de leur mère, ce pourquoi elle ne préoccupait pas de lui. Elle était trop occupée à vanter ses exploits pour lui accorder une simple seconde d’attention. Cependant, ce manque d’amour n’avait jamais gêné Aaren qui avait toujours observé la situation d’une certaine lucidité. Bien que cela puisse paraître étrange, il restait plutôt indifférent à cela, comme s’il ne s’en souciait pas. Il faut dire aussi qu’il pouvait compter sur l’aide discrète des domestiques du manoir, qui ne participaient pas à cet affrontement familial, et également que cette désapprobation maternelle n’apparut que l’an précédent, lorsqu’il commença à étudier.

Avant ses cinq ans, un amour maternel existait, mais dès que ses cours particuliers commencèrent, il disparut. Aaren ne s’intéressait pas à toutes ces matières qu’il devait étudier et il les considérait avec une certaine indifférence qui avait le don d’exaspérer sa mère. Cela expliquait en partie pourquoi il n’avait jamais été perturbé par sa vie un peu solitaire en ce manoir. Les domestiques s’accordaient également pour dire que ce petit était sacrément mature pour son âge, abordant les évènements d’un angle généralement inhabituel pour un enfant de maintenant six ans. En effet, il était plutôt du genre à vivre sa vie au jour le jour, d’un naturel assez optimiste. Il ne laissait pas abattre par la situation, et dans son cas, par le revirement du comportement de sa mère. Une des cuisinières, qui le voyait d’ailleurs assez souvent, déclarait qu’il avait un côté un peu décalé avec la réalité, ce qui était fort étrange, mais personne ne savait à quoi c’était dû. Pourquoi le dernier des Skyler semblait malgré son jeune âge déjà détaché de la réalité, comme ailleurs ? C’était tout le mystère qui l’entourait et dont sa mère n’avait même pas conscience.

Aaren soupira longuement. Son lit était certes confortable, mais le plafond n’était pas des plus passionnants à observer. Et surtout, il avait faim. Il se leva d’un bond et s’étira. Comme la nuit était tombée et que le repas était terminé depuis un moment déjà, il pouvait entreprendre son plan sans risque. Tranquillement, il s’équipa pour sa sortie nocturne : une veste, car les nuits se faisaient de plus en plus fraîches, une lampe torche pour une fois qu’il aurait quitté le manoir, son sac en cuir, qui contenait une solide corde et un couteau. Puis, le plus silencieusement possible, il ouvrit la porte et se glissa dans le couloir.

Pas un bruit ne résonnait entre les murs du manoir, et il avait enlevé ses chaussures pour être plus discret. Il ne se souciait pas vraiment des éventuelles rencontres qu’il pouvait faire, car il savait que le reste de sa famille se trouvait dans l’autre aile, et les probabilités qu’ils viennent jusqu’ici étaient nulles. Non, il voulait simplement éviter de se faire voir par un domestique, car la rumeur de sa sortie pourrait ensuite circuler et là il devrait faire face à un sérieux problème. Mais heureusement pour lui, il connaissait bien l’emploi du temps des domestiques et les couloirs qu’ils empruntaient.

Rapidement, il parvint à la terrasse sans la moindre encombre. Il jeta furtivement un regard à droite à gauche, puis il reprit sa route, rasant les murs. Si sa mère l’apercevait à cet instant-là, elle serait obligée de reconnaître son talent, à condition qu’elle se rende compte qu’il s’agissait bien de son fils. En effet, Aaren avait travaillé sa démarche au cours de ses escapades afin qu’elle puisse paraître le plus naturel possible. Ainsi, de loin, on aurait pu le prendre pour un jardinier, ou un domestique qui prenait l’air. Il était fier du travail qu’il avait fourni, et de la réussite qui en résultait : il faut dire aussi qu’à s’entraîner au moins une fois par semaine, il avait de fortes chances de parvenir à quelque chose. Car oui, il sortait du manoir chaque semaine, et souvent plusieurs fois. Il s’esquivait la nuit comme il le faisait actuellement, et ce depuis un an environ. Tout ça à cause d’une rencontre fortuite à travers la haie du jardin au beau milieu de la nuit.

Un an plus tôt, alors qu’il prenait l’air, déambulant tranquillement dans le jardin en profitant de la soirée d’été, une voix l’avait interpellé à travers la haie. C’était une jeune fille de son âge, et qui vivait dans le village voisin. Ils auraient pu être amis, mais à cause des règles stupides de sa mère il n’avait jamais pu la rencontrer avant ce jour. Ce fut d’ailleurs elle qui le poussa à faire le mur autant de fois, dans une discrétion des plus totales. L’entendre dire que son quotidien devait « être bien triste » à ne jamais pouvoir sortir à sa guise avait été l’élément déclencheur de sa révolte nocturne. Et c’est pour elle qu’il s’esquivait chaque semaine, car il allait la retrouver, elle et sa famille.

Elle s’appelait Skye Law et vivait dans une petite maison vers l’entrée du village avec son père. Il l’adorait, et pour rien au monde quelqu’un l’empêcherait d’aller la voir. La brève rencontre qu’il avait eu avec elle lui avait donné l’envie de la revoir, car elle avait touché sa curiosité. Il avait voulu découvrir autre chose que ce manoir dans lequel il se trouvait prisonnier, et c’était pour cette raison qu’il fit le mur pour la première fois. Et avec un coup de chance, il l’avait croisé peu de temps avant qu’elle ne rentre chez elle, et elle l’avait invité. Depuis lors, ils étaient inséparables, même s’ils vivaient dans des mondes un peu différents. La nuit permettait à leurs mondes respectifs de cohabiter pendant un temps.

Skye était une vraie pile de positivité. Elle respirait la joie de vivre et rejetait toute pensée négative. Elle le disait elle-même, elle souhaitait ne voir que le côté positif des évènements qui se présentaient à elle. C’est pour cela qu’elle était si peu affectée par le décès prématuré de sa mère, deux ans auparavant. Il lui restait son père, et elle l’aimait plus que tout. Le père Law – il ignorait son prénom – était d’ailleurs devenu très rapidement un père de substitution pour Aaren, et Skye une véritable sœur. Au moment où il perdait définitivement l’amour de sa famille biologique, il se trouvait une nouvelle famille qui l’acceptait tel qu’il était. Il aurait voulu pouvoir fuir à jamais ce manoir pour vivre avec eux, mais il savait que sa mère ne le laisserait jamais faire, et il ne voulait pas attirer d’ennuis aux Law.

C’est donc pour la retrouver qu’Aaren rasait les murs du manoir pour rejoindre l’extrémité nord de la haie qui disparaissait pour laisser place à un mur d’enceinte. Là-bas, il lança la corde équipée d’un grappin et il put ainsi escalader le mur sans souci. Depuis le temps qu’il empruntait ce parcours, il aurait presque pu le faire à l’aveugle. Il sauta ensuite de l’autre côté, et inspira à pleins poumons. Enfin libre !

***

Le village était silencieux, paisible. Certaines fenêtres des maisons étaient illuminées, tandis que d’autres étaient aussi sombres que la nuit. Peu à peu, les habitants éteignaient les lumières pour aller se coucher, mais Aaren n’avait aucune inquiétude. Il savait qu’il trouverait toujours la porte ouverte chez les Law, prêts à l’accueillir quand il décidait de venir. Jamais ils ne lui avaient demandé de partir : tous trois étaient comme une famille qui préfèrerait ne jamais avoir à se séparer.

Malgré l’absence de la lune, il n’avait aucun mal à se repérer, tant il avait déjà emprunté ce chemin. Même aveugle, il était sûr de pouvoir rejoindre la petite maison des Law. Celle-ci se trouvait à l’entrée du village, à moins de dix minutes de marche, cinq en courant. Elle n’était pas très différente des autres, si ce n’est le petit perron qui la distinguait des autres. Et rapidement, il l’aperçut enfin. L’intérieur était allumé, ce qui lui fit plaisir. Bien que cela ne soit jamais arrivé, il n’aurait pas voulu les réveiller en pleine nuit.

Il gravit les quelques marches du perron, guettant par réflexe à droite à gauche qu’il n’y avait personne, et frappa à la porte. Il entendit des voix, puis le bruit des chaises, et enfin la porte s’ouvrit sur le visage radieux de Skye. Comme à son habitude, ses cheveux châtain encadraient son visage, et ses yeux bleus pétillaient de bonne humeur. Elle lui lança un franc sourire et lui fit signe de rentrer avant de refermer la porte derrière lui.

« ‘Pa ! C’est Aaren !

L’enfant suivit son amie jusqu’à la salle à manger, où il prit place sur la chaise qui était généralement la sienne, lorsque le chat ne s’installait pas dessus à sa place. Le père Law l’accueillit avec un sourire paternel, comme à son habitude.

- Ah Aaren, comment vas-tu ? Tu veux quelque chose ?
- Je mangerai bien quelque chose, si ça vous ne dérange pas.
- Encore privé de repas Aaren ? lança Skye avec un rire.

Le jeune garçon soupira et acquiesça d’un signe de tête avant de raconter ce qu’il s’était passé. Pendant ce temps, le père Law lui apporta une assiette avec du pain, du fromage et du saucisson ainsi qu’un verre d’eau.

- Pourquoi tu restes pas avec nous, Aaren ? Hein ‘Pa, ça serait mieux non ?
- C’est vrai Aaren, tu pourrais rester plutôt que de retourner là-bas.
- Ma mère n’acceptera jamais mon départ, elle trouverait un moyen de m’en empêcher…

Il y eut un court silence gêné : la famille Law avait parfaitement connaissance de l’immense fierté qui habitait la mère des trois enfants Skyler. Totalement imbue d’elle-même, il ne valait mieux pas la contredire ou tenter quelque chose qui puisse l’incommoder. Cette femme pouvait être aussi dangereuse et tyrannique qu’un mage noir, et Aaren avait pour l’instant eu la chance de ne rien faire de trop grave.

- Au fait Aaren ! Quand est-ce qu’on y retourne ?

Il observa son amie, et comprit aussitôt de quoi elle voulait parler. Il fut ravi de voir qu’elle n’avait pas abandonné leur plan ! Il eut un sourire.

- Quand tu veux !

Le regard de Skye s’étincela et elle se leva brusquement pour disparaître dans un couloir, avant de revenir à peine une minute plus tard, un sac sur les épaules.

- Allons-y alors !

Le père Law les regarda tour à tour, intrigué, mais loin d’être inquiet.

- Et puis-je savoir où vous comptez aller, tous les deux ? questionna-t-il.

Les deux amis eurent un échange de regard et répondirent à l’unisson avec un sourire :

- C’est un secret !

Le père Law eut un rire et soupira.

- Faites attention dehors. Et toi Aaren, tâche de rentrer chez toi avant la levée de jour, ou tu auras beaucoup plus de mal à pouvoir sortir la prochaine fois. »

Il acquiesça vivement, le remercia pour le repas, et Skye et lui s’esquivèrent au dehors.

***

Ils avançaient en silence, l’un derrière l’autre, à travers la forêt qui bordait le village. L’absence de la lune rendait leur progression plus difficile et plus lente, car ils n’osaient pas sortir leur lampe torche, de peur d’être repérés. La « mission » qu’ils s’étaient assignés requérait la plus grande discrétion : ils ne devaient en aucun cas être vus. C’était quelque chose qu’ils avaient déjà réussi, mais ils avaient l’impression que cette mission devenait de plus en plus difficile à chaque fois qu’ils retournaient en ces lieux, sans comprendre pourquoi. Ils avaient beau y réfléchir, aucune réponse ne leur convenait, et la seule qui s’imposait à eux semblait toute droit sortie d’un livre.

Avant leur première « mission officielle », ils avaient longtemps fait du repérage dans cette forêt : ils en avaient répertoriés les sentiers, les endroits en dehors du chemin mais néanmoins praticables, les arbres dans lesquels ils pouvaient grimper pour se réfugier, les quelques endroits qui pouvaient s’avérer dangereux, ou utiles pour semer un ennemi éventuel, bien que cela leur paraissait inutile dans leur cas. Puis, une fois cela fait, ils avaient étudié le meilleur itinéraire possible et avaient même essayé de le mémoriser pour un cas comme dans lequel ils se trouvaient en ce moment même – et ils étaient heureux de constater que cela leur était d’une précieuse aide.

Le père Law les avait observés, se demandant sans cesse qu’est-ce qu’ils essayaient de faire. Quel était leur réel objectif ? Cela, il le comprit lorsqu’ils passèrent à la troisième étape des missions préliminaires, c’est-à-dire lorsqu’ils commencèrent à enquêter pleinement sur l’objet de leur mission principale. Au village existait une rumeur connue de tous, et qui intriguait presque obligatoirement tous les enfants. Il était dit que, au fond de ces bois, existait une sorcière aux sombres pouvoirs. Elle ne s’intéressait pas au village, ni à ses habitants, et elle vivait un peu comme un ermite coupé du monde. Ce qui intéressait Aaren et Skye, ce n’était pas tant la preuve de son existence – car celle-ci était bel et bien avérée – mais plutôt l’étendue de ses soi-disant pouvoirs. Tous deux voulaient vérifier sa nature de sorcière, vérifier si elle était bien maléfique comme le prétendait la rumeur. Certains disaient même qu’elle dévorait les âmes errantes qui s’approchaient d’un peu trop près de sa cabane. Il était aussi dit que des démons habitaient avec elle, et hantaient les alentours. Cependant, malgré l’existence de la magie en leur monde, c’était bien quelque chose auquel ils avaient du mal à croire. Et c’est donc pour mettre en lumière cette histoire que les deux enfants s’étaient décidés à mener l’enquête.

Cela faisait plusieurs semaines que leurs missions préliminaires étaient terminées, et ils avaient donc commencé l’observation du sujet. A chaque fois qu’ils se retrouvaient, ils se rendaient vers cette cabane pour observer cette fameuse sorcière, et ils faisaient tout pour ne pas se faire repérer, par simple mesure de précaution. Mais si la première fois qu’ils y étaient allés, tout s’était plutôt bien déroulé, ils avaient l’impression que leur tâche devenait de plus en plus difficile à chaque fois. Et pour être honnêtes, ils craignaient ce qui allait advenir cette nuit-là. Déjà la dernière fois ils avaient manqué d’être vus par la sorcière, ce qu’il fallait absolument éviter – c’était quelque chose d’un peu absurde, mais ils en avaient décidé ainsi.

Ils ralentirent un peu le pas : ils approchaient de la cabane. Ils pouvaient l’apercevoir entre les arbres. Celle-ci n’avait rien d’extraordinaire : au beau milieu d’une clairière, faite de bois, uniquement en rez-de-chaussée – mais une cave était envisageable – et dotée d’une cheminée. Au dehors, il y avait un petit potager ainsi qu’un pommier. La première fois qu’ils avaient vu cela, ils avaient à la fois été étonnés, déçus et soulagés car ce n’était absolument pas à quoi ils s’attendaient – d’où leur étonnement – et ce n’était absolument pas une demeure typique de sorcière – d’où leur soulagement, et leur déception.

Ils s’arrêtèrent brusquement. Voilà quelque chose qu’ils n’avaient jamais prévu, et qu’ils auraient dû. Ils s’échangèrent un regard inquiet. Elle était dehors. Cela n’était encore jamais arrivé, mais elle était bien là, assise sur une chaise, à regarder le ciel. Elle paraissait humaine, mais son apparence n’était pas des plus rassurantes. Ses cheveux étaient si blancs que la lumière des étoiles suffisait à les faire ressortir dans l’encre de la nuit, tout comme ses yeux bleu cristallin, qui brillaient de mille feux, ou encore une fine étoffe de soie rouge vif qui étincelait doucement. Elle ressemblait certes à une humaine, mais l’ensemble approchait le surnaturel. Ses vêtements n’étaient pas visibles, mais Aaren aurait juré qu’elle portait une robe noire un peu vaporeuse, et avec une coupe asymétrique : courte devant, et longue derrière. Il ignorait d’où lui provenait cette intuition mais en tout cas, il ne parvenait pas à détacher son regard de la silhouette de cette sorcière. Il avait l’impression qu’elle l’envoûtait, et il serait sûrement resté longtemps ainsi, à l’observer, si Skye ne lui avait pas secoué l’épaule.

« Viens, Aaren… chuchota-t-elle. Ne restons pas là, c’est mauvais signe…

Mais il ne bougeait pas. Il continuait de la fixer dans les moindres détails, comme s’il n’y avait qu’elle qui importait. Skye le dévisageait, inquiète, mais il ne s’en apercevait pas. Et soudainement, leurs regards se croisèrent, il tomba brusquement à la renverse. La sorcière avait tourné la tête dans leur direction, et il était certain que ses prunelles bleu cristallin s’étaient rivées sur lui, tel un feu qui l’éclairait. Fébrile, il se releva, et acquiesça à la demande de Skye. Ils partirent aussi vite qu’ils étaient venus, laissant la sorcière à ses méditations nocturnes.

***




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